La société Uber a récemment annoncé le déploiement dans les ports marseillais de son outil nommé « Uber Boat » (voir La Provence du 6 mai 2026) qui permettra à des particuliers, propriétaires de navires amarrés dans les ports de plaisance, de les louer (avec skipper) à des tiers.

L’outil a ses vertus : il répond certainement à une nouvelle manière de naviguer et un nouveau rapport à la plaisance. Il a aussi ses vices car il risque de provoquer une augmentation du trafic et de la fréquentation de certains sites sensibles.

Afin de contribuer à ce débat naissant, il n’est pas inutile de signaler certains aspects juridiques du projet. Les ports de plaisance font partie du domaine public maritime et sont soumis à des principes de gestion particuliers qui accordent de larges pouvoirs aux gestionnaires et n’attribuent que des droits limités aux occupants du site. Dans ce cadre général, deux données nous semblent devoir être rappelées.

« Le risque d’une augmentation de la redevance d’occupation »

Il est fréquent, d’une part, que les autorisations d’occupation du domaine portuaire excluent toute exploitation économique des navires de plaisance par leurs propriétaires. Le déploiement des services d…