Par
Antoine Blanchet
Publié le
8 avr. 2025 à 11h42
Un brasier impressionnant et des interrogations. Lundi 7 avril 2025, un incendie d’envergure a ravagé un centre de tri situé dans le 17ᵉ arrondissement de Paris. Un énorme panache de fumée noire était visible à des kilomètres à la ronde durant plusieurs heures. Si le feu, qui n’a fait aucun blessé, a pu être circonscrit par les pompiers, les fumées du sinistre peuvent-elles avoir un impact sur notre santé ?
Ce mardi matin, l’incendie n’est toujours pas éteint. Plusieurs dizaines de pompiers sont encore sur place. Près du centre de tri, une odeur âcre est toujours bien présente. « Ça prend vraiment à la gorge, et ça gratte pendant un moment », nous relate un témoin présent sur les lieux.
« Pas de problèmes de toxicité »
Pour l’heure, les autorités se veulent rassurantes. Interrogé sur France 2, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a indiqué « qu’il n’y avait pas de problèmes de toxicité dans l’air ». De même, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runnacher a rajouté que les analyses n’avaient rien montré d’alarmant.
« Les nouvelles sont assez rassurantes, mais on a quand même défini un périmètre de sécurité par précaution », a affirmé hier soir le Préfet de Police Laurent Nuñez lors d’un point presse. Durant la soirée, les riverains habitant entre l’avenue de Clichy, le boulevard périphérique, la rue de Saussure et la rue Cardinet étaient invités à rester à leur domicile. Ces mesures de confinement devaient être levées dans la matinée, a précisé à nos confrères de BFMTV le maire LR du 17e arrondissement Geoffroy Boulard.
Pas d’impact sur la qualité de l’air
Du côté d’Airparif, chargé de surveiller la qualité de l’air dans la capitale, les mesures effectuées durant l’incendie ne se sont pas révélées alarmantes. « Nous avons pu nous appuyer sur notre réseau de mesures, notamment sur la zone vers où soufflait le vent. En termes de particules fines, nous n’avons pas noté d’augmentations en lien direct avec l’incendie », détaille Pierre Penot, chargé de communication d’Airparif.
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Toutefois, l’organisme demeure prudent, surtout sur le quartier dans lequel était situé le centre de tri : « Nous n’avons pas de station de mesure permanente dans cette zone. Nous n’excluons pas des niveaux de particules fines importants. Nous recommandons aux riverains de suivre les recommandations de la Préfecture de Police ».
Pour Airparif, les conditions météorologiques ont permis une bonne dispersion de la fumée : « Le panache est monté jusqu’à 300 mètres de haut, ce qui l’a rendu visible. Il s’est ensuite dispersé à l’horizontale ».
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