Mercredi 12 août, la Lune viendra recouvrir plus de 95 % du Soleil dans le ciel du pays de Morlaix. De quoi sortir les longues focales et les filtres solaires. Pour Benoist Degonne, photographe depuis plus d’une dizaine d’années, pas besoin de bouleverser ses habitudes pour préparer l’événement. « J’ai déjà tout ce qu’il me faut », explique celui qui s’est tourné vers l’astrophotographie de manière amateur depuis cinq ans.
Une passion pour l’infiniment grand
Passionné d’astronomie depuis une dizaine d’années, Benoist s’est progressivement tourné vers l’astrophotographie. Ce qui l’attire : « les étoiles, l’infiniment grand, tout ce qu’on ne connaît pas encore ». La Bretagne se prête particulièrement bien à cette passion, avec une pollution lumineuse moins importante que dans les grandes agglomérations.
L’éclipse du 12 août ne sera d’ailleurs pas sa première. En 2025, lors d’une éclipse solaire partielle, il avait déjà installé son matériel place Allende, à Morlaix. Cette fois, il prendra la direction du Dourduff, où il retrouvera plusieurs amis pour partager le moment.
Son installation devrait lui permettre de profiter de l’événement sans rester constamment derrière son appareil. Son ordinateur suivra automatiquement le Soleil et déclenchera une photo toutes les cinq minutes pour réaliser un timelapse comme en 2025.
Mais au-delà de l’image finale, il veut surtout profiter du moment, dont il garde le souvenir du « silence » soudain, des oiseaux qui se taisent et de la température qui baisse.
Un spectacle à vivre autant qu’à photographier
Photographier une éclipse solaire reste relativement accessible aux amateurs équipés du matériel adapté. Contrairement à certains objets célestes, le Soleil est suffisamment proche et lumineux pour permettre de réaliser une image avec une seule prise, à condition évidemment de disposer des filtres indispensables à la protection du matériel et des yeux. Benoît Degonne recommande également des appareils permettant un grossissement de minimum 400 mm « et surtout n’essayez pas avec votre téléphone vous risquerez de brûler le capteur ».
Pour Aymeric Artus, alias « Photographe du ciel », l’éclipse sera cette fois avant tout un spectacle à observer. Il n’a pas eu le temps de se procurer les filtres nécessaires pour photographier directement le Soleil. Une petite déception, mais aussi une occasion de profiter du phénomène sans avoir à gérer tout un dispositif photographique. Pour lui, ces phénomènes sont l’occasion de prendre le temps d’observer ce que le ciel et, plus largement, la Terre peuvent offrir.
« Et le spectacle ne s’arrêtera pas lorsque la Lune aura quitté le disque solaire » rappelle-t-il. Les nuits d’août restent propices à l’observation des étoiles filantes, les Perséides.