Au-delà des éloges que Frank Lloyd Wright a récoltés au cours de ses 70 ans de carrière, l’architecte a également été au centre de la controverse. Avec trois femmes et huit enfants (sept biologiques, un adopté), l’architecte a passé une grande partie de sa vie d’adulte à accumuler les gros titres sensationnels dans la presse, et ils étaient souvent mérités.
Les spécialistes ont longtemps été tentés d’établir un lien entre ces drames personnels fascinants et le génie singulier de l’œuvre de Frank Lloyd Wright, notamment en ce qui concerne la manière dont l’architecte allait façonner la vie domestique du XXe siècle aux États-Unis. À l’occasion du cent-cinquantenaire à venir de l’architecte, nous avons sélectionné dix faits peu connus qui donnent un aperçu de se vie fascinante.
Les faits les plus fascinants sur Frank Lloyd Wright
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1. Sa chambre d’enfant était décorée de gravures de cathédrales anglaises.
Dans son autobiographie, Frank Llyod Wright raconte que sa mère lui avait prédit un avenir d’architecte et avait décoré sa chambre d’enfant de bâtiments pour l’encourager dans cette voie. Elle a également acheté à son fils un jeu de Tour de Fröbel qu’elle a beaucoup utilisé dans son éducation de jeune enfant.
2. En 1909, il abandonne son agence pendant un an pour s’enfuir avec Mamah Borthwick Cheney
Liés pour la première fois lorsque Mamah Borthwick et son mari Edwin ont demandé à Frank Llyod Wright de construire leur maison à Oak Park, dans l’Illinois, en 1903, le couple amoureux a abandonné son conjoint, ses enfants et sa vie (et Frank Llyod Wright son agence) en 1909 pour passer un an ensemble en Europe avant de s’installer à Taliesin en 1911. Cette fugue éloignera l’architecte de plusieurs de ses enfants pendant des décennies.
La maison d’Edwin Cheney à Oak Park, Illinois
Frank Lloyd Wright Preservation Trust
3. Un domestique mécontent a commis un meurtre brutal sur sept personnes dans sa propriété à Taliesin en 1914.
En 1914, alors que l’architecte est en voyage d’affaires à Chicago, un domestique mécontent met le feu à la maison de Taliesin avant d’assassiner sept de ses occupants, dont Mamah Borthwick Cheney, la compagne de Frank Llyod Wright à l’époque. La tragédie a été mise en scène à plusieurs reprises, notamment dans un opéra intitulé Shining Brow dont la première a eu lieu en 1993 et dans le roman Loving Frank de Nancy Horan, paru en 2007.
4. Il était farouchement opposé à l’American Institute of Architects (AIA)
Célèbre pour son mépris des autres architectes, Frank Lloyd Wright a refusé d’adhérer à l’AIA. Selon la biographie de Frank Lloyd Wright par Meryle Secrest, il avait qualifié l’AIA d’ « Institut américain des apparences » et faisait publiquement d’autres remarques désobligeantes à propos de l’institution. « Ses insultes ont eu pour effet d’entretenir le fossé entre lui et les autres professionnels et de renforcer l’idée qu’il était un franc-tireur doué, un iconoclaste », écrit Meryle Secrest. Malgré cela, l’organisation a décerné à l’architecte sa médaille d’or en 1949.
5. En 1926, il a été arrêté pour violation de la loi Mann, une disposition qui interdisait aux hommes de faire voyager des femmes au-delà des frontières de l’État à des fins immorales
Bien que son divorce avec sa seconde épouse Miriam Noel n’ait pas encore été prononcé en 1926, Wright entretenait déjà une relation sérieuse avec celle qui allait devenir sa troisième épouse, Olgivanna Lazovich Hinzenburg. Le couple s’était rencontré lors d’un ballet russe et avait eu une fille, Iovanna, en 1925. En 1926, Frank Llyod Wright s’est rendu en voiture avec Olgivanna dans un chalet du Minnesota, franchissant ainsi les frontières de l’État et passant une nuit dans la prison du comté. Les charges seront plus tard abandonnées et le couple se mariera officiellement en 1928.
Frank Lloyd Wright et Olgivanna Lazovich Hinzenburg.
© ullstein bild Dtl./Getty Images
6. Frank Llyod Wright s’est brièvement lancé dans le stylisme
Frank Llyod Wright était connu pour son souci obsessionnel du détail, insistant sur un ameublement spécifique et défiant les clients qui menaçaient de compromettre sa vision de leurs maisons en essayant d’y injecter leur propre goût. Selon David Hanks, son biographe, l’architecte a même dessiné des robes pour sa femme Catherine Tobin Wright et ses clientes. Bien qu’il existe peu de documentation sur ces créations, deux images figurent dans le livre de David Hanks intitulé The Decorative Designs of Frank Lloyd Wright.