Les faits de violence ne sont pas l’apanage des grandes villes. Certes moins prégnants dans les villages, ces actes touchent parfois des petites localités que l’on pensait préservées.

Elle peut s’abattre dans les écoles, sur la route, dans les artères des villes et des campagnes. Sans dire que la violence est ultra-présente dans notre région, elle touche aujourd’hui un nombre plus large de municipalités. Néanmoins, cela reste assez disparate. Cela dépend, de la région, du département, voire de votre commune, car chaque territoire est différemment impacté par les délinquants.

Afin de mieux cerner les caractéristiques de votre localité, il est utile de faire un tour sur le site du SSMIS, le service des statistiques du ministère de l’Intérieur. Il regroupe quinze indicateurs, des faits remontés par les policiers et gendarmes de toute la France. Courant de 2016 à 2024, ces données nous en disent long sur l’insécurité du quotidien.

Drap et Saint-Paul-de-Vence, les mauvaises élèves ?

Prenons les coups et blessures volontaires dans les plus petites cités des Alpes-Maritimes. Avec 5,3 victimes pour 1.000 habitants l’an passé, Saint-Paul-de-Vence est le bourg de moins de 5.000 âmes le plus impacté. À titre de comparaison, la moyenne française est de 4,84 ‰. Il devance La Turbie (4,6 ‰), Beaulieu-sur-Mer (3,9 ‰), Auribeau-sur-Siagne (3,8 ‰) et Bar-sur-Loup (3 ‰).

Dans la catégorie des aires urbaines comptant entre 5000 et 20.000 résidents, c’est Drap qui fait office de mauvaise élève (6,4 ‰), suivie de Villeneuve-Loubet (6,3 ‰), La Trinité (6,2 ‰), Contes (5,8 ‰) et Valbonne (4,7 ‰). Avec un écart non négligeable derrière le trio de tête.

Coups et blessures dans l’espace public, méfiance à Contes et Beaulieu-sur-Mer

Pour les agressions, il existe un sous-indicateur, celui des attaques hors du cercle familial. Ces derniers ne sont pas inventoriés partout, car il faut en déplorer plusieurs durant trois années successives pour y figurer. C’est donc mauvais signe pour Beaulieu-sur-Mer (2,08 victimes pour 1.000 Berlugans) et Cap-d’Ail (1,3 ‰), les deux seuls villages à y figurer.

Pour les villes un peu plus peuplées, nous avons toujours Contes (3,1 ‰, première), Drap (2,6 ‰, deuxième) et Valbonne (2,1 ‰, cinquième). Roquebrune-Cap-Martin (2,2 ‰, troisième) et Beausoleil (2,5 ‰, quatrième) font leur apparition. En France métropolitaine, nous étions à 2 ‰ en 2024.

Plus de violences sexuelles à Carros qu’ailleurs dans les Alpes-Maritimes

La libération de la parole peut expliquer la hausse de ces agressions. En 2024, les violences sexuelles ont impacté directement 1,42 personne pour 1000 Maralpins. C’est un peu moins qu’à Beaulieu-sur-Mer (1,5 ‰), qui se trouve être la seule cité de moins de 5.000 âmes répertoriée.

Au sein des plus grandes aires urbaines, nous avons Carros (2,03 ‰), Valbonne (2,01 ‰), Villeneuve-Loubet (1,7 ‰), Vence (1,46 ‰) puis La Trinité (1,43 ‰).

Les vols violents restent peu fréquents

Quid des vols, parfois particulièrement brutaux ? Même sans la présence d’une arme, les larcins peuvent s’avérer très violents. Ils restent toutefois très rares dans les plus petites localités, puisque dans les deux catégories de municipalités évoquées ici (moins de 5.000 et entre 5.000 et 20.000 habitants), seules deux communes ont relevé plusieurs cas.

Roquebrune-Cap-Martin (0,72 infraction pour 1.000 villageois) et Villeneuve-Loubet (0,65 ‰) affichent cependant des taux moins élevés qu’ailleurs dans le département (0,94 ‰).