Un acteur césarisé sait toujours entrer en scène au moment opportun. Alors que le Paris Basketball est mené de 5 longueurs (25-30) lors de son 2e match des demi-finales de playoffs de la Betclic Élite, le championnat de France de basket, contre Bourg-en-Bresse, le speaker Dandyguel prend la parole à la fin du premier quart-temps. « Regardez le grand écran ! » Une grande clameur retentit. On voit alors Omar Sy descendre d’une tribune de l’Adidas Arena de la Porte de la Chapelle pour s’asseoir sur un siège au premier rang.

« Voici le numéro copropriétaire du Paris Basketball, Omar Sy », hurle Dandyguel. Les 6 000 spectateurs de l’enceinte du XVIIIe arrondissement applaudissent chaleureusement tandis que le kop Parisii entonne un « Omar Sy, Omar Sy, Omar Sy… »

« Cela va nous amener une renommée internationale »

L’acteur de 47 ans, notamment connu pour son rôle dans la série Lupin ou le film Intouchables, vêtu d’un survêtement noir et blanc et d’une caquette siglée Paris, salue le public de la main. Vingt-quatre plus tôt, l’artiste et le Paris Basketball avaient annoncé sur leurs réseaux sociaux qu’Omar Sy allait devenir copropriétaire du PBB aux côtés des Américains Éric Schwartz et David Kahn, respectivement actionnaire majoritaire et président-coactionnaire depuis la création du club en 2018. « On se sent chez nous ici », avait déclaré l’acteur dans la vidéo qui accompagne le communiqué.

Ce dernier est un spectateur régulier des rencontres disputées par le club parisien. Son arrivée comme un des patrons du PBB est perçu très positivement par les supporters et spectateurs du club de la capitale.

« Je l’avais vu à des matchs des Metropolitans et je savais qu’il appréciait beaucoup le basket. C’est énorme car cela va nous amener une renommée internationale et peut-être des joueurs de folie, pense Stéphane Gal, qui supporte le PBB depuis 5 ans. J’ai envie que le projet continue, ce n’est que le début. Qu’une personnalité comme ça rejoigne notre projet, c’est énormissime ! Et en plus de la notoriété, s’il peut apporter des moyens… Il vaut mieux qu’il soit là que pas là. »

« C’est la classe »

« Quand j’ai vu son arrivée, je me suis dit waouh c’est prestigieux !, raconte Fares El Abd, un membre du kop Parisii. C’est en accord avec l’image et les valeurs du club. Omar est un grand fan de basket, de NBA et de culture américaine. On a un style à l’américaine qui se distingue des autres clubs de basket français. On attend de la visibilité à l’internationale et qu’il donne une belle image du club. C’est la classe ! »

À ses côtés, Louise abonde en son sens. « On ne s’attendait pas à ce qu’il investisse dans ce club mais c’est une bonne nouvelle car c’est un homme qui rassemble de manière générale. C’est une personnalité du Grand Paris et c’est chouette car le club appartient aux Américains, souffle cette commerciale de 31 ans. J’espère que cela apportera plus de visibilité sur le club et grandir car on est jeune. Je suis le PBB depuis 2022 et c’est énorme la dimension qu’il a prise. »

Plus qu’une victoire pour atteindre la finale

À l’instar du premier match remporté dans sa salle mercredi (110-89), le Paris Basketball éprouve les pires difficultés ce vendredi soir à se défaire de son coriace adversaire bressan qu’il a pourtant battu déjà 4 fois cette saison (deux fois en saison régulière, une fois en Coupe de France et le premier match des demi-finales). Les hommes de Frédéric Fauthoux (également sélectionneur de l’équipe de France) prennent 10 longueurs d’avance au milieu du deuxième quart-temps (32-42, 15e) mais les Parisiens recollent, presque, à la pause (55-57).

Sous les yeux du meilleur tennisman français Arthur Fils qui a déclaré forfait en 16e de finale de Roland-Garros la semaine passée, le PBB met un coup d’accélérateur en fin de 3e quart-temps sous l’impulsion de ses lignes arrières – TJ Short, Nadir Hifi et Maodo Lô – intraitables à trois points (84-77, 30e). Avant de créer un écart rédhibitoire (101-85, 34e) quelques minutes plus tard après de nouveaux tirs primés signés du duo Shorts – Hifi (respectivement 34 et 21 ponts).

Grâce à ce 2e succès (117-103), le PBB n’a plus besoin que d’une victoire pour rallier la finale. Il aura une première opportunité ce dimanche à Bourg-en-Bresse.