Une immense clameur envahit l’Accor Arena. « Olélé Olala, mais qu’est-ce qu’il s’est passé, on les a chicotés », chante la quasi-totalité des 8122 spectateurs de la salle parisienne pour remercier les joueurs du Paris Basketball, auteurs d’une prestation de haute volée. Pendant ce temps, les joueurs de Monaco rentrent au vestiaire la tête basse et la joue rougie par la claque.
Au terme d’un match maîtrisé de bout en bout, le club de basket de la capitale s’est imposé (94-82), dimanche 15 juin, face à la Roca Team lors de la première manche des Finales de Betclic Élite. S’ils n’ont pas dépassé la barre des 100 points inscrits sur leur parquet pour la première depuis le début des playoffs, les Parisiens ont réalisé une performance majuscule pour dominer le double champion de France en titre.
Le chemin est encore long mais Paris n’est plus qu’à deux succès de soulever son premier titre de champion de France, le seul titre qui lui manque sur la scène nationale.
Déjà privé de l’arrière Collin Malcolm (mollet) en plus du pivot Leon Kratzer, le Paris Basketball doit également se passer du meneur allemand Maodo Lô pour ce premier épisode des Finales LNB. Mais cela ne semble pas handicaper les Parisiens. Cinq points de suite de Tyson Ward lancent d’ailleurs idéalement le club de la capitale.
De son côté Monaco semble orphelin de son meneur Mike James (suspendu par le club pour raison extra-sportives) et apparaît désorganisé. Incapable d’installer son jeu ou d’imposer sa puissance athlétique malgré un effectif plus important et constellé de stars… bien pâles ce dimanche.
Si Mam Jaiteh, d’un contre rageur sur T.J. Short à l’ultime seconde, maintient le suspense à la fin du premier quart-temps (22-23, 10e), le deuxième acte est à sens unique en faveur des Parisiens. Tyson Ward plante deux banderilles à 8 mètres, T.J. Shorts joue les prestidigitateurs – dont un caviar pour un alley -oop de Hayes qui fait chavirer le public – et Paris claque un 22-9 en 5 minutes (44-32, 16e).
Le double champion de France est en danger, dépassé par la vitesse des Parisiens, incapable de régler la mire, gêné par l’intensité tout terrain des Parisiens. Chaque passe un peu moins assurée est sanctionnée par une interception des Parisiens qui jouent avec Monaco comme un chat avec une souris (55-40, 22e puis 70-54, 27e). Malgré une réaction dans le dernier quart-temps, Paris ne tremblera pas.
Les partenaires de Nadir Hifi devront confirmer mardi lors de la deuxième manche des Finales.