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Rédaction Rennes
Publié le
14 juil. 2025 à 15h24
Un quadragénaire, habitant de Bruz (Ille-et-Vilaine), au sud de Rennes, a été jugé par le tribunal correctionnel de Rennes, mardi 1er juillet 2025. Il a été condamné pour s’être masturbé à plusieurs reprises devant des femmes dans sa commune de résidence et dans un camping de Saubion (Landes).
Dans la nuit du 3 au 4 août 2023, Nicolas – qui « venait de se séparer de sa compagne » – s’était rendu au bar du camping dans lequel ils étaient en vacances à Saubion, dans les Landes, pour boire une bière qu’il n’avait « pas réussi à finir ». Un peu plus tard dans la soirée, la serveuse qui sortait les poubelles s’était retrouvée face à cet homme qui se « masturbait » en « plein milieu de l’allée du camping », alors qu’il était « très alcoolisé ».
Quelques minutes plus tard, l’homme de 45 ans avait à nouveau été vu par une vacancière, alors qu’il était en train de la regarder « à travers le carreau » de son mobil-home. Celle-ci s’est mise à crier avant d’alerter le personnel du camping. Elle avait déposé plainte quelques jours plus tard pour « voyeurisme ».
Il dit comprendre ce que les femmes ressentent quand elles sont seules avec un homme
Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2023, deux jeunes femmes se trouvaient à un arrêt de bus de Bruz, lorsque le prévenu avait surgi : il les avait d’abord abordées en disant qu’il comprenait « ce que les femmes peuvent ressentir lorsqu’elles se retrouvent seules avec un homme de nuit »…
Puis, il s’était mis à se masturber devant elles, « en plein milieu de la route » : l’homme, alcoolisé, leur avait par la suite réclamé « une fellation » en tentant de s’approcher, mais elles l’avaient repoussé : il s’était enfui lorsque le bus était arrivé à l’arrêt.
Une nouvelle fois, dans un parc
Le lendemain, le 29 septembre 2023, Nicolas avait recommencé « dans un parc » de Bruz : ce dernier, « en érection » selon un témoin, avait « uriné dans un buisson » devant deux femmes à qui il avait demandé de « s’embrasser et de se toucher les seins ». Quelques minutes plus tard, il avait été interpellé.
Durant l’audience, le prévenu a apporté des justifications qualifiées de « détonantes » par le procureur de la République. Selon lui, il avait vu la serveuse sortir les poubelles, « munie d’une lampe torche » qui éclairait « un coup en rouge, un coup en vert ». Il lui avait simplement dit « bonsoir », et avait perçu ces jeux de lumière comme étant « peut-être un signe », avant de continuer son chemin vers le lampadaire proche des poubelles « pour aller uriner ».
Il avait par la suite « vu sa lumière venir vers lui une deuxième fois » croyant cette fois être « fixé » : « quand elle me fixe comme ça, je prends la base du sexe et j’appuie dessus pour secouer les dernières gouttes », a-t-il expliqué. Il ne s’agissait toutefois que d’un « geste d’hygiène » lié au fait qu’il venait d’uriner.
Obligation de soins
De son point de vue, ces faits n’étaient cependant « absolument pas volontaires » puisqu’il se situait à ce moment-là « à 15 ou 20 m » de la serveuse… Quant aux faits survenus dans la même soirée, aux abords du mobil-home, le prévenu avait expliqué s’être mis à la « méditation » car il avait « beaucoup de stress ». Il n’était « pas très bien » et était donc « parti marcher » dans l’allée en « fermant les yeux » et avait alors « entendu crier ».
Il s’était ensuite retrouvé « par hasard » devant la fenêtre de la vacancière, mais a insisté sur le fait de n’avoir « en aucun cas regardé par la fenêtre » car celle-ci était « opaque ». Lors de l’audience, le prévenu a en revanche reconnu sans difficulté les faits reprochés par les deux jeunes plaignantes agressées à l’abribus de Bruz, à qui il a présenté à plusieurs reprises ses excuses « sincères ».
L’expertise psychiatrique dont il a fait l’objet n’avait alors révélé aucun trouble psychique et l’expert avait considéré que « l’usage de l’alcool répété » n’avait eu « aucun lien avec la commission des faits ».
Deux victimes avaient elles expliqué faire encore des « cauchemars », elles ont « désormais peur d’aller dans la rue, notamment la nuit ».
Le prévenu, qui comparaissait sans avocat, et qui expliquait ses gestes par une « accumulation de problèmes », évoquant sa « séparation difficile » et ses « blessures » physiques, a été condamné à huit mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, pendant lesquels il devra suivre des soins. Le tribunal a par ailleurs constaté son inscription du Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).
LBe (PressPepper)
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