Cette voie de circulation, caractérisée par ses nombreux lacets et sa configuration sinueuse, attire l’attention de conducteurs en quête de sensations fortes. Pourtant, cet axe traverse une zone densément peuplée où la vitesse est réglementée à 30 km/h, entouré d’habitations collectives, de résidences individuelles et d’espaces jardins cultivés par les riverains.

La rue constitue un passage privilégié pour les résidents des collines de la Cotonne-Montferré qui l’empruntent quotidiennement pour éviter la circulation du boulevard principal. Cette fonction de raccourci naturel en fait une voie particulièrement fréquentée par les habitants du secteur.

Des nuisances croissantes

Carine, témoigne des désagréments subis par le voisinage lors des fins de semaine et en soirée. Elle décrit des scènes récurrentes où des véhicules de luxe dévalent la pente à vitesse excessive. Ces bolides, apparemment loués pour l’occasion, effectuent des descentes spectaculaires depuis les hauteurs de la Cotonne. Les motocyclettes tout-terrain participent également à ces exhibitions non officielles qui transforment temporairement l’artère résidentielle en parcours de compétition automobile.

L’habitante rapporte un épisode particulièrement marquant survenu il y a une quinzaine de jours, où les nuisances sonores se sont prolongées sur trois journées consécutives. Initialement, elle avait supposé qu’il s’agissait de festivités matrimoniales compte tenu de la tenue soignée de certains participants, mais la durée et l’intensité des perturbations ont rapidement dissipé cette hypothèse.

Entre plaintes et silence administratif

Du côté des autorités locales, les responsables de la police municipale indiquent ne pas avoir reçu de signalements officiels concernant ces excès de vitesse dans le périmètre concerné. Cette absence de traces administratives contraste avec les témoignages des riverains qui vivent quotidiennement ces nuisances.

Paradoxalement, les services municipaux font état d’une trentaine d’appels émanant d’un seul habitant, mais ces plaintes concernent des nuisances sonores liées aux rassemblements de jeunes dans un espace vert du quartier, problématique distincte des courses automobiles sauvages.