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Publié le 25/07/2025 16:14
Mis à jour le 25/07/2025 16:34
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
Architecture : à Kuala Lumpur, le vertige des tours géantes Petronas
(France 2)
3min
Direction Kuala Lumpur, en Malaisie, à la découverte de jumelles au design futuriste devenues emblématique dans le pays : les tours Petronas. Leurs 88 étages et la passerelle d’acier qui les relie attirent les touristes du monde entier.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Leurs silhouettes se détachent de l’horizon de Kuala Lumpur (Malaise). Du haut de leurs 452 mètres, les tours Petronas, plus hautes tours jumelles du monde, surplombent la capitale malaisienne et captivent les touristes qui se pressent à leurs pieds. David est venu des Philippines pour une semaine à Kuala Lumpur avec ses amis. C’est la deuxième fois qu’il vient ici prendre la pose aux pieds des tours. « C’est génial de les voir sous différents angles. On se sent tout petit avec ces énormes structures derrière nous », dit-il.
Pour se rendre compte de la démesure des tours, il faut prendre de la hauteur. Depuis le sommet, les visiteurs s’offrent une vue imprenable de Kuala Lumpur. Parmi eux, ce jour-là, un couple de Français originaires de Lyon (Rhône). « C’est très impressionnant. Une fois qu’on est en haut, la vue est juste magnifique. On voit vraiment tout Kuala Lumpur. On a de la chance parce qu’on voit des gens qui bossent. Et je pense que pour eux, ça doit être des sensations fortes, parce qu’ils sont vachement hauts », confie le Lyonnais.
Plus de 10 000 personnes travaillent dans les deux tours, qui abritent notamment les bureaux de la compagnie pétrolière malaisienne Petronas, qui leur a donné leur nom. Pour bâtir cet emblème de Kuala Lumpur, il a fallu six ans de travaux. Un projet ambitieux : 4 000 ouvriers se sont relayés jour et nuit sur le chantier.
À leur inauguration en 1999, les tours Petronas étaient les plus hautes du monde. Mais la principale prouesse technique, c’est la passerelle à 170 mètres de haut, pensée pour faciliter l’évacuation des résidents d’une tour à l’autre. Elle est soutenue par deux fixations qui lui permettent d’encaisser le léger mouvement des tours au gré du vent grâce à un mécanisme ingénieux. « Il y a un système de pivot qui permet au pont d’être flexible. C’était un projet pionnier à l’époque. C’était la première fois qu’on construisait un pont entre deux tours. C’était très ambitieux », explique le guide, Nor Hafiz.
Le bâtiment iconique donne à certains la folie des grandeurs. Le Français Alain Robert, surnommé l’homme araignée, s’est attaqué trois fois aux tours Petronas jusqu’à atteindre le sommet en 2009 . « J’étais en haut, je me tenais à 452 mètres et je me suis pincé. Je me suis dit : ‘Alain, t’es en train de rêver. Ce n’est pas possible, t’es pas là-haut.’ Ça restera quand même l’une de mes plus belles aventures », confie-t-il.
Devenues au fil des ans l’un des plus grands symboles de la Malaisie, les sœurs jumelles de Kuala Lumpur se parent chaque soir de leur plus bel habit de lumière, devant le regard émerveillé des visiteurs.