Une intrusion spectaculaire en pleine nuit. Puis deux appareils de la Royal Air Force vandalisés, aspergés de peinture sur le tarmac. À la veille du solstice d’été, le 20 juin, l’organisation Palestine Action a mené une opération choc sur la base aérienne de Brize Norton, au nord-ouest de Londres. La plus ambitieuse et radicale à date, pour le réseau propalestinien britannique créé en 2020 avec l’intention d’entraver l’assistance militaire à Israël, principal allié du Royaume-Uni au Moyen-Orient. “Le groupe avait déjà été l’auteur de 385 actes de dégradations ces cinq dernières années”, contextualise l’hebdomadaire The Observer. L’une de ses cibles privilégiées : Elbit Systems, premier fournisseur de drones à Tel Aviv dont deux usines se trouvent sur le sol britannique.
Mais ces derniers mois la cadence des actions a augmenté, “à mesure que les bombardements et la famine s’intensifiaient” à Gaza, relève le journal de gauche. Jusqu’à franchir, aux yeux du gouvernement travailliste, une ligne aussi rouge que la peinture injectée dans les réacteurs d’un des avions visés à Brize Norton. “Deux semaines après l’intrusion des militants, le Parlement a voté en faveur de l’interdiction de Palestine Action.” Le groupe a rejoint Al-Qaida, l’organisation État islamique, le Hamas, la structu