Un peu moins d’un mois avant la sortie de Love, Freddie: Freddie Mercury‘s Secret Life and Love, une biographie consacrée au chanteur de Queen, des voix se lèvent et se contredisent. L’ouvrage, signé de la Britannique Lesley-Ann Jones, s’attaque à la vie privée du chanteur en donnant la parole à une certaine B, qui revendique être sa fille cachée. Mais son témoignage peine à convaincre les proches du chanteur.

« Freddie Mercury était et est mon père, affirme B entre les pages. Nous avons eu une relation très proche et aimante dès ma naissance et pendant les quinze dernières années de sa vie ». L’ouvrage avance que B serait née de l’aventure d’un soir du showman avec la femme d’un de ses amis en 1976. Celle qui souhaite garder l’anonymat affirme que Freddie Mercury était un père présent qui la « chérissait comme un bien précieux ». Juste avant sa disparition, il lui aurait remis dix-sept journaux intimes dont il aurait entamé la rédaction en apprenant qu’il allait devenir père. Elle aurait également touché une partie de son héritage, par le biais d’un « arrangement privé et légal ».

Le livre clame que certains des proches de Mercury étaient au courant. Parmi eux, ses parents, sa sœur, ses camarades de groupe, mais aussi Mary Austin, son éternelle confidente. Freddie et Mary se sont rencontrés à l’aube de la formation de Queen, se sont mis ensemble 1970, et ne se sont jamais plus quittés. D’amants, ils sont devenus amis lorsque, six ans après l’officialisation de leur relation, le chanteur lui a confié être homosexuel. « La seule amie que j’ai, c’est Mary, et je ne veux personne d’autre. Nous croyons l’un en l’autre, cela me suffit », disait-il en 1985. Le chanteur, disparu en 1991, des complications du SIDA, lui a légué sa maison et la moitié de son héritage.

Freddie Mercury et Mary Austin en novembre 1985.Dave Hogan/Getty Images