Des taux de pollution aux microplastiques « incommensurables » ont été retrouvés dans les eaux Contrex et Hépar.
C’est ce qu’a indiqué le magistrat chargé de l’enquête préliminaire, dans le cadre des poursuites contre Nestlé Waters pour des décharges sauvages de déchets polluants dans les Vosges, révélait samedi Mediapart.
Des révélations auxquelles la filiale du géant suisse a réagi le lendemain selon Vosges Matin. Dans un communiqué publié dimanche soir, Nestlé Waters France les « conteste vigoureusement ».
Trois études diligentées
Et de préciser : « Ces analyses ont été réalisées par un laboratoire non accrédité pour l’analyse des microplastiques. Or, les analyses sur les microplastiques sont très spécifiques et peuvent être fortement faussées par des biais méthodologiques. Dès la prise de connaissance de ces résultats, Nestlé Waters a lancé des analyses de vérification ». La filiale du géant suisse en veut pour preuve trois enquêtes qu’elle a commandées à des laboratoires spécialisés dans le domaine, développe Vosges Matin.
Nestlé Waters est poursuivi pour avoir stocké des déchets et maintenu quatre décharges sauvages à Contrexéville, They-sous-Montfort, Saint-Ouen-Les-Parey et Crainvilliers, représentant un volume cumulé de 473 700 mètres cubes, l’équivalent de 126 piscines olympiques. Le procès, décidé après une enquête du pôle régional environnement du parquet de Nancy, se tiendra du 24 au 28 novembre.
>> Lire l’article de Vosges Matin.