La Vuelta a Espana s’annonce comme le terrain de chasse de Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike), favori incontesté pour la victoire finale. Derrière, on retrouve une armada de grimpeurs, notamment Juan Ayuso et Joao Almeida (UAE Team Emirates XRG), qui espèrent renverser le Danois. Parmi eux, Mikel Landa aurait pu être un sérieux candidat au top 3… si les circonstances avaient été différentes. Victime d’une lourde chute dès l’ouverture du Giro d’Italia, le Basque de la formation Soudal Quick-Step a souffert de fractures vertébrales qui ont mis sa saison en suspens. Beaucoup craignaient alors de ne plus le revoir en compétition en 2024. Son retour à la Vuelta a Burgos a finalement rassuré, même si le coureur reste encore loin de son meilleur niveau. Sa 14e place à l’arrivée au sommet de Lagunas de Neila a toutefois montré des signes encourageants.
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« Revenir à ce niveau après un tel choc n’est pas facile »
« L’accident a été sérieux et la récupération compliquée. Mais à Burgos, notamment sur les étapes 3 et 4, Mikel a prouvé qu’il est vraiment de retour, même s’il a souffert sur la dernière journée. Revenir à ce niveau après un tel choc n’est pas facile », a expliqué son directeur sportif Iljo Keisse à Bici. S’il reconnaît que Landa ne peut prétendre jouer le classement général, Keisse reste optimiste quant à ses perspectives : « Son état s’améliore encore, le travail accompli est excellent. C’est un leader, exigeant mais flexible, qui sait se remettre vite en place mentalement. Pour La Vuelta, nous n’attendons pas de lui de jouer le classement général. Nous voulons qu’il vise des victoires d’étape. »
Ainsi, le Basque devrait courir sans pression, libre de perdre du temps en début d’épreuve afin de cibler les étapes de montagne. Pour un grimpeur aussi talentueux, cela pourrait bien être la meilleure stratégie : oublier le général et offrir à son équipe le prestige d’un succès d’étape sur La Vuelta.