En octobre, les tampons sur les passeports vont disparaître dans 29 pays européens, dont la France. L’Union européenne met en place un système de contrôle automatisé aux frontières extérieures. Ce qui change pour les voyageurs — et pourquoi certains risquent de le regretter.
Cet automne, les tampons sur les passeports pourraient bientôt appartenir au passé : l’Union européenne déploie un contrôle numérique automatisé aux frontières. Explication simple pour voyageurs curieux et globe-trotters.
Chaque tampon dans un passeport raconte une histoire. Celle d’un vol, d’un souvenir, d’un détour imprévu. Mais cet automne, c’est une page qui pourrait se tourner. Fonctionnel dès le 12 octobre 2025, l’Entry/Exit System (EES) remplacera progressivement le désormais classique tampon des visas à l’entrée et la sortie de l’espace Schengen. Cette modernisation touchera 29 États, tous les pays de l’Union européenne mis à part Chypre et l’Irlande. Mais aussi l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.
Comment cela fonctionne ?
Fini le petit carré d’encre : chaque voyageur hors UE sera désormais invité à se présenter devant une borne automatisée. Là, on scannera son passeport biométrique, on prendra une photo, parfois même des empreintes digitales – le tout en quelques secondes. L’objet de ce nouveau système ? Fluidifier les flux, sécuriser les frontières, tout en suivant la durée de séjour des visiteurs.
Cela suscite toutefois la réticence de certaines compagnies de transport qui craignent qu’il n’allonge les files d’attente dans les aéroports ou les gares. Les autorités britanniques ont d’ores et déjà averti leurs ressortissants que «quelques minutes» d’attentes supplémentaires seront nécessaires pour que «chaque passager» franchisse les frontières.
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Moins d’attente, plus de style. À partir d’octobre, la première image de l’Europe pourrait être une borne moderne, pas l’attente devant un douanier.
Moins de souvenirs à empiler. Les tampons, c’est fini… mais on peut toujours les photographier, les scanner, les coller dans un carnet de voyage.
Un parcours (encore) plus digital. Pour peu que l’on dégaine rapidement son passeport biometrique, le passage sera fluide.
Pourquoi maintenant ?
Le système, validé définitivement dans les règlements européens de 2017, prendra corps dans les six mois à venir : déploiement progressif dès octobre, puis lancement officiel pour tous d’ici avril 2026. Une adaptation qui vise aussi à préparer l’arrivée simultanée de l’ETIAS – cette fameuse autorisation électronique pour voyager dans l’Union européenne à partir de 2026.
Reste une certitude : si les contrôles deviennent plus fluides, les souvenirs, eux, perdront un peu de leur cachet. Fini les tampons datés qu’on feuilletait comme un carnet d’exploration – désormais, le voyage s’archive en ligne, sans encre ni papier.
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