La seconde bactérie retrouvée est la Borrelia recurrentis, transmise par les poux de corps, des bestioles peu sympathiques qui, comme leur nom l’indique, pullulent à même sur la peau et non dans les cheveux. Elle est responsable de ce que l’on appelle la fièvre récurrente, une maladie qui vous cloue sur place avec des accès de fièvre violents, soudains, et qui peuvent durer une semaine entière.

L’étude révèle également une surprise : aucune trace de typhus ou de fièvre des tranchées n’a été détectée, contrairement aux hypothèses habituelles.

Que les bactéries qui aient décimé l’armée de Napoléon ne soient pas les mêmes que prévu, voilà un détail qui peut paraître microscopique dans l’écriture de l’histoire. Mais les nouvelles analyses ADN permettent de mieux comprendre l’événement, de comprendre ce qui a tué des dizaines de milliers de soldats, et d’appréhender leurs terribles dernières heures.

Et s’il fallait encore le démontrer, voilà une nouvelle preuve que parfois ce sont les ennemis invisibles qui façonnent le destin de la guerre.