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Bluesky
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Reportage
Le pays, qui autorise la gestation pour autrui depuis 2002, est devenu en vingt ans l’un des tout premiers « hubs » en Europe. La guerre n’y a pas mis fin, bien au contraire.
En quelques heures, ils ont tout oublié, les sirènes et les tirs de missiles, les doutes et la peur. Si le bonheur a un visage ce jour-là, c’est bien celui de Holger et Carina. Tout juste arrivés à Kiev, les deux jeunes Allemands ne quittent pas des yeux le couffin où dort paisiblement leur « petite merveille », Malenka-Rosa, née d’une mère porteuse ukrainienne, dans une clinique de Kiev, il y a une semaine. Euphorique, Holger, boulanger industriel de 38 ans, peine à contenir sa joie. Sa femme oscille entre le rire et les larmes. On les rencontre au pied d’un immeuble moderne, dans un quartier excentré, à l’ouest de la capitale. L’agence BioTexCom, le poids lourd du secteur, y loue une quarantaine d’appartements pour ses clients étrangers, le temps qu’ils accomplissent toutes les formalités pour pouvoir rentrer chez eux avec leur bébé.
Parmi leurs voisins, on croise un couple de Brésiliens, un papa espagnol aux yeux cernés, des parents australiens chargés de couches, une jeune Slovène vissée à son téléphone, qui enchaîne les tours du pâté de maisons avec sa poussette en essayant d’endormir son bébé. « On vient du monde entier, ici…
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