l’essentiel
Au sein du Racing-Club de Septfonds, depuis cette saison, l’ex-rugbyman professionnel distille son expérience et ses compétences auprès de jeunes joueurs respectueux et attentifs.

Vendredi dernier 22 août 2025 aux alentours de 20 heures, sur la pelouse du stade municipal de Septfonds (Tarn-et-Garonne), une trentaine de joueurs, accompagnée, de plusieurs recrues, le président Christian Ménard, l’entraîneur principal Eric Rodrigues, son adjoint Thierry Rebullida, ont été honorés par la visite de l’ancien international Adrien Pélissié, venu dispenser son savoir-faire, notamment au niveau du pack d’avants dont il connaît bien des chapitres.

Une figure inspirante du rugby français

L’enfant de Septfonds apprécie parfaitement les lieux pour avoir foulé la pelouse dès son plus jeune âge. Aussi, à l’attention des nouveaux licenciés du club qui ignorent quelquefois le vaste univers de sa carrière, un retour en arrière s’impose pour leur permettre de prendre exemple sur un sportif de haut niveau et sur une figure inspirante du rugby français. Un dirigeant du club résume le contexte de l’encadrement : « Rares sont les clubs départementaux qui peuvent compter sur un éducateur d’un tel niveau ! »
Dès ses 5 ans, il rejoint l’école de rugby du village dirigée par le regretté Jean-Pierre Gros. Après avoir tutoyé le gazon septfontois, le jeune joueur attire l’attention des dirigeants de l’école de Bas-Quercy Rugby, en catégorie minime, cadet puis junior 2e année en équipe première de Caussade. À cette époque, Hubert Dubois, président de la structure, qui l’a suivi dix ans durant, portait un jugement de valeur : « Adrien est un super plaqueur. Il se déplace bien sur un terrain. Très volontaire à l’effort, il est doté d’un réel potentiel physique. » En effet, le jeune homme affiche de respectables mensurations, 110 kilos pour 1,81 m, qu’il met à profit à son poste de prédilection de talonneur.

Repéré par le Castres Olympique

Après Caussade, l’Union sportive montalbanaise le courtise pour le challenge Reichel, où le talonneur déploie tout son allant sur les pelouses régionales. Aussi, repéré par le staff du Castres Olympique, il rejoint, en août 2010, le centre de formation du club tarnais, où il concilie études en BTS et activités sportives, en catégorie espoir de moins de 23 ans. Alors, tout s’accélère pour Adrien, très vite remarqué et approché par les dirigeants du Stade aurillacois.

Il intègre le XV de France

De 2013 à 2017, en Pro D2, il fera les beaux jours du club Cantal-Auvergne, avant une nouvelle étape à l’étage supérieur, soit le Top 14, au sein de l’Union Bordeaux-Bègles durant trois ans. Joueur de confiance, combattant hors pair, leader explosif dans son rôle de talonneur, il est à son apogée sportif et intègre, de fait, le XV de France à l’occasion du Tournoi des Six Nations de 2018, enchaînant 7 sélections internationales dont 2 capes avec les Barbarians français.
En 2020, Adrien rejoint l’ASM Clermont-Auvergne. Malheureusement, il ne pourra pas exprimer son talent en raison de deux sérieuses blessures, le rendant indisponible pour plusieurs mois : en 2021, contre la section paloise, c’est la rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche et en janvier 2023, contre Leicester, c’est le genou droit qui cède avec le même lourd traumatisme.
Le futur joueur du CA Brive, contractualisé officiellement en juin 2023, sera opéré et entamera une longue rééducation. À la suite, intégrant le groupe briviste, la malédiction frappe à nouveau Adrien lors du match contre l’US Colomiers en décembre 2023, avec un verdict sans appel : la rupture totale du ligament croisé antérieur du genou gauche. Ces blessures mettent un terme prématuré et brutal à une carrière qui s’annonçait plus que prometteuse.

Jusqu’à la ferme familiale

Aujourd’hui, suite à un repos forcé, Adrien, résilient, récupère et profite pleinement de sa famille.
Dans un avenir encore lointain, il prendra le chemin des travaux agricoles au sein de la ferme familiale. Un nouveau défi qu’il relèvera.