Par

Juliette Cardinale

Publié le

28 août 2025 à 12h16

La rentrée scolaire approche à grands pas. Les enfants vont retrouver le chemin de l’école et les repas de la cantine. Mais un produit sera banni des assiettes de la ville de Bègles : le thon. Une action « nécessaire », explique la municipalité ce jeudi 28 août 2025.

C’est une enquête publiée par l’association Bloom en octobre dernier qui a motivé cette décision. Elle révélait « un scandale de santé publique d’une ampleur inédite » : la contamination du thon au mercure. Cette substance est l’une des dix « les plus préoccupantes pour la santé publique » d’après l’Organisation Mondiale de la Santé.

Des effets dévastateurs

« Une fois ingéré, ce puissant neurotoxique peut se loger dans le cerveau et avoir des effets dévastateurs, en particulier sur le développement neuronal des plus jeunes (baisse de QI, troubles neuromoteurs, troubles du comportement, troubles de la mémoire, etc.) », détaille la municipalité béglaise. Pourtant, la réglementation européenne « autorise cette espèce à contenir trois fois plus de mercure que certains autres poissons ».

Par conséquent, les enfants peuvent vite dépasser la quantité maximale ingérable dans la semaine avant de s’exposer à un risque sanitaire. « L’affaire est donc grave », souligne l’équipe de Clément Rossignol Puech qui déplore un « statu quo incompréhensible ».

En effet, près d’un an plus tard, « aucune mesure n’a été prise par les responsables politiques nationaux et européens et l’industrie du thon pour protéger les consommateurs, en particulier les enfants », déplore la mairie de Bègles. Avec les villes de Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Mouans-Sartoux, Paris et Rennes, elle a donc décidé de bannir les produits à base de thon des menus scolaires dont elles ont la charge.

Cette mesure temporaire ne sera revue que si « la limite maximale de mercure autorisée dans le thon est abaissée à la teneur la plus stricte existant pour le poisson, à savoir 0,3 mg/kg », affirme la mairie de Bègles. Les huit villes ont également appelé l’État à défendre cet abaissement auprès de la Commission européenne et à interdire la commercialisation en France.

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