Nouvelles scènes d’horreur en Ukraine : des missiles et des drones russes ont éventré, dans la nuit de mercredi à jeudi 28 août, des immeubles d’habitation à Kiev, causant la mort d’au moins 19 personnes, dont quatre enfants, et faisant au moins 52 blessés. Au cours de cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.

« Ces terribles attaques menacent la paix que le président des États-Unis cherche à obtenir », a déclaré son émissaire pour l’Ukraine, Keith Kellogg, soulignant que des « civils innocents » ont péri et que des représentations de l’Union européenne et britannique dans la capitale ukrainienne ont été endommagées. En conséquence, l’UE et le Royaume-Uni ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.

Des « attaques insensées d’une grande cruauté »

L’attaque russe a également attisé les réprobations des diplomaties européennes. La Russie « ne recule devant rien » pour « terroriser » l’Ukraine, a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Le chef de l’État russe « tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix », s’est, quant à lui, emporté le premier ministre Britannique, Keir Starmer. Emmanuel Macron a, lui, fustigé Moscou pour ces « attaques insensées d’une grande cruauté », parlant de « terreur » et de « barbarie ». Pour le chancelier allemand, Friedrich Merz, la Russie a « de nouveau montré son vrai visage » et « a de moins en moins de scrupules ».

La Russie veut atteindre ses « objectifs »

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a pour sa part accusé Moscou de préférer « continuer à tuer » plutôt que de négocier la paix, alors que les perspectives d’une rencontre avec son homologue russe se sont considérablement réduites ces derniers jours. « Toutes les échéances ont déjà été dépassées, des dizaines d’opportunités diplomatiques ont été gâchées », a dénoncé le dirigeant ukrainien. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré jeudi que la Russie restait « intéressée » par des négociations de paix avec l’Ukraine, mais qu’elle poursuivrait ses frappes tant que ses « objectifs » ne seraient pas atteints.

Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame notamment que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Kiev juge ces demandes inacceptables. Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut de surcroît obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux, afin de dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.