Les semaines se suivent mais le sommet entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine ne se concrétise pas. Donald Trump avait pourtant assuré que le sommet se tiendrait avant ce lundi 1er septembre. Un échec pour le président américain. Lassé, peut-être aurait-il privilégié un autre scénario : remplacer tout simplement l’un des dirigeants.
Selon des internautes, les Etats-Unis et le Royaume-Uni mèneraient une stratégie secrète qui viserait à destituer Zelensky. Son successeur serait même déjà désigné et ne serait autre que Valeri Zaloujny, ancien commandant en chef et actuel ambassadeur en Grande-Bretagne.
Toujours selon les publications, une réunion secrète se serait même tenue dans les Alpes, afin d’organiser cette fin de mandat du président ukrainien. Une trahison de la plus haute importance puisque Andriy Yermak, le chef du cabinet présidentiel, et Kyrylo Budanov, le chef du renseignement militaire, y auraient été présents.
FAKE OFF
En apparence les éléments semblent plutôt cohérents : le choix de Valeri Zaloujny par les Anglais alors qu’il est ambassadeur en Grande-Bretagne. Mais surtout, parce que l’homme est réellement le favori pour succéder à Volodymyr Zelensky.
Selon les derniers sondages, il bénéficie d’une cote de popularité de 73 % et d’intentions de vote au-delà des 30 %, en cas de nouvelles élections. Et peut-être le plus important, il est très apprécié des dirigeants et de la diplomatie américaine.
Mais en réalité de nombreux éléments pointent vers une énième campagne de désinformation. Déjà, comme l’ont rapporté plusieurs médias internationaux, Valeri Zaloujny est bien loin de mener des conversations amicales avec les dirigeants américains. Il aurait récemment refusé de s’entretenir avec J.D. Vance.
Une campagne pour « saper le leadership de l’Ukraine »
D’ailleurs, l’ambassade britannique, elle-même, a démenti toute volonté de Zaloujny de remplacer Zelensky pour l’instant : « Il a répété à maintes reprises que, pendant la guerre, nous devons œuvrer pour sauver le pays et ne pas penser aux élections, et cela n’a pas changé. »
Le faux message a d’ailleurs été relayé en premier en Russie, sur les réseaux sociaux mais aussi dans les médias du pays. Il a ensuite été repartagé massivement par les comptes prorusse à l’international.
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Le cas s’est présenté à de nombreuses reprises depuis le début du conflit. De nombreuses fausses informations ont été partagées par des réseaux russes dans le but d’influer sur le conflit. Par exemple, le prétendu achat de propriétés très onéreuses par Volodymyr Zelensky avait pour objectif de le décrédibiliser aux yeux de son peuple, mais aussi aux yeux des dirigeants européens qui lui apportent leur soutien.
Les renseignements ukrainiens ont d’ailleurs démenti cette potentielle prochaine destitution du président sur leur principal canal de communication, à savoir Telegram. Il s’agit d’une « opération d’information psychologique évidente visant à saper le leadership de l’Ukraine », ont-ils écrit. Ils avancent également que cela aurait été « bricolé par les services de renseignement étrangers russes ».