5, 4, 3, 2, 1, 0, partez… À 18 heures pile, ce lundi 1er septembre, le PAF accueille un petit nouveau dans la classe : NoVo 19, la chaîne lancée par le groupe Ouest-France, sur le canal 19 de la TNT, suite au non-renouvellement des fréquences de C8 et de NRJ 12 par l’Arcom.
Pour démarrer, un petit spot, illustré d’images venues des régions, pour rappeler les ambitions de la nouvelle venue : être « au plus près de la vie des Français » avec des sujets « qui leur tiennent à cœur » et « faire entendre la diversité des territoires ». Pour le premier direct, c’est Claire Arnoux, ancienne de BeIN sports que l’on retrouve en plateau, depuis Paris, entourée de l’équipe au grand complet venue « pour partager ce grand moment avec vous », se réjouit l’animatrice sur fond de longs applaudissements nourris.
Après ce lancement enthousiaste, place au premier JT de NoVo 19 dont le présentateur, Martin Cangelosi, passé par BFMTV ou encore France 2, tient à préciser toute de suite la particularité. Lui est en duplex depuis Rennes, là où sera réalisé ce journal quotidien de 15 minutes, baptisé « On a de l’info » : « Pour la première fois, un journal national n’est pas réalisé à Paris », lance-t-il fièrement, avant d’enchaîner sur un « Bienvenue chez vous ».
Martin Cangelosi, passé par BFMTV ou encore France 2, est aux manettes du JT de NoVo 19. PhotoPQR/Ouest-France/Vincent Michel
Au menu : le retour difficile à la vie après les grands incendies dans l’Aude, le nouveau formulaire pour les arrêts maladie, l’île de la Réunion au chevet des tortues marines, la rentrée scolaire… Debout derrière son pupitre, il adopte un look décontracté, tee-shirt blanc et chemise noire. Le reste est un peu plus tendu : visiblement très ému, pas complètement à l’aise, Martin Cangelosi a du mal à trouver un rythme, prenant un tempo un peu trop lent, laissant des blancs et semblant finalement bien seul au milieu de ce grand plateau.
Presque sans transition, retour à Paris pour le talk-show « On a du nouveau », diffusé chaque soir à 18h25. Autour de Claire Arnoux et son tailleur rouge, quatre chroniqueurs : Cécilie Conhoc sur la vie quotidienne, Constance Vilanova sur les tendances et réseaux sociaux, Nicolas Vilas sur le sport et sans doute le plus connu et expérimenté Claude Askolovitch, ex-présentateur de la revue de presse de France Inter. Cette fois, l’exercice est parfaitement maîtrisé et ça pulse sur le plateau. Les sujets s’enchaînent, chacun le sien, sans fausse note. Et pour certains, ils sont plutôt originaux, comme les camps de retraites de lecteurs pour les jeunes ou le problème du congé maternité chez les footballeurs professionnels.
Pour garder le rythme, NoVo 19 a fait appel au duo humoristique Éric et Quentin pour une pastille de quelques minutes, le mini-débat. Question existentielle du jour : « Les gens qui demandent d’enlever les chaussures quand on rentre chez eux sont-ils des maniaques ? » Pas désopilant mais gentiment léger.
Un grand entretien en fin de journée
À partir de 19 heures, place au vrai débat, beaucoup plus sérieux, toujours mené par Claire Arnoux avec efficacité. Avec le renfort de trois invités, un médecin, un papa, et une journaliste de l’UFC-Que choisir, il s’agit de faire le point sur un sujet des plus concernant : « Intoxication : peut-on encore manger sans danger ? ». L’occasion d’un échange plus tranquille, laissant la place aux témoignages, aux explications des spécialistes et d’une petite chronique de Claude Askolovitch… sur sa maman. Sur sa lancée, le journaliste, en pleine forme, enchaîne sur « Le journal d’Asko » consacré à des personnages exceptionnels.
Il est 19h30, NoVo 19 existe depuis déjà une heure trente et la présentatrice garde l’antenne pour un grand entretien. C’est la journaliste et présentatrice Flavie Flament qui essuie les plâtres, « ravie d’être la marraine » de cette nouvelle émission. L’ancienne animatrice de Star à domicile est venue parler de son actualité : sa rentrée sur RTL avec Jimmy Mohamed et sa nouvelle émission à venir sur France 3 baptisée « En France ».
Un échange plutôt décontracté, tendance « votre film préféré » ou « vos plus belles rencontres » mais qui n’élude pas des questions sur le livre « La consolation » dans lequel Flavie Flament racontait les viols qu’elle a subis enfant du photographe David Hamilton. « Je suis en paix avec ça aujourd’hui, totalement apaisée », confie la journaliste de 51 ans… À 20 heures, Claire Arnoux conclut, visiblement un peu fatiguée par un « à demain. ». Après cette première réussie, on n’est pas contre.