Alors qu’il semblait disposer d’un rythme prometteur, Johann Zarco a une fois de plus subi une chute décisive au cours du GP de Catalogne. Sur le circuit de Barcelone, le pilote Honda, dont le contrat a d’ailleurs été prolongé avant le début de ce week-end de MotoGP, n’a pas été en mesure de maintenir la pression jusqu’au bout de la course. Contrairement à un Fabio Quartararo constant, et récompensé par une cinquième place à l’arrivée, son compatriote est apparu frustré malgré un début d’épreuve cohérent.

« C’était cool de rester avec Fabio et de se sentir un peu plus rapide. J’ai tenté de le doubler, de me rapprocher de lui, et finalement le passer, expliquait-il auprès de Canal+ après le Grand Prix. Il y avait presque une quatrième place à jouer parce que je savais que Pedro Acosta avait le pneu tendre et qu’il allait certainement perdre du temps. Mais je n’étais pas pressé. J’essayais de rester zen pour piloter au mieux. »

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Zarco ne trouve pas la solution

En dépit de quelques coups d’éclat réalisés cette année, notamment lorsque les conditions deviennent pluvieuses ou piégeuses, Johann Zarco multiplie les chutes. Ce dimanche, l’intéressé expliquait que le manque de sensations en était la cause, martelant la difficulté à laquelle il fait face au guidon.

« Malheureusement j’ai chuté. Quand on regarde cette chute, tout est quasiment pareil. C’est ça qui met les boules et c’est là que j’insiste auprès des techniciens, développait-il. Quand les sensations ne sont pas très bonnes et que je n’arrive pas à ressentir la moto, je ne suis pas dans le faux. Pour pas grand-chose, je chute ou je ne chute pas. Je ne peux pas rouler comme ça parce que ça impose trop de limites. Mais on reste sur le fait d’avoir bien remonté la pente, d’avoir été plutôt bon aujourd’hui, mais malheureusement on ne marque pas les points du dimanche. »

À l’image de Fabio Quartararo, capable de maintenir un niveau de pilotage constant malgré une Yamaha bien moins véloce que les cadors à la réaccélération, le défi de Johann Zarco consiste notamment à trouver cet équilibre. Plus tôt ce mois-ci, le pilote tricolore expliquait justement qu’il devait accepter de ne pas jouer les premiers rôles lorsque cela n’était intrinsèquement pas possible, et semble devoi s’y résoudre cette fois encore. D’autant que la prochaine échéance, du côté de Saint-Marin, est déjà programmée pour ce week-end du 12 au 14 septembre.