Publié le
12 sept. 2025 à 18h48
Une intrusion dans un centre de recherche abritant plus de 800 singes a conduit à la disparition de 12 ouistitis, a-t-on appris vendredi auprès de l’Université de Strasbourg (Unistra), confirmant une information des Dernières nouvelles d’Alsace.
Si l’Université ne sait pas combien d’individus se sont introduits dans le centre situé dans une forteresse du XIXe siècle à Niederhausbergen (Bas-Rhin), « trois combinaisons » intégrales ont été retrouvées.
Des associations militent pour la fermeture du centre
Depuis des années, des associations militent pour la fermeture du centre, telle Pro Anima, qui défend une recherche scientifique sans recours aux animaux.
Vendredi, 12 ouistitis manquaient toujours « ainsi que trois boîtes à nid. Nous supposons que certains animaux ont été volés, sans exclure que certains puissent être aux abords du site », précise l’Unistra. Deux animaux ont déjà été récupérés dans l’enceinte du site « et sont en bonne santé ».
Leurs chances de survie à l’extérieur « sont très faibles »
Des zootechniciens et des responsables du bien-être animal sont chargés des recherches des ouistitis susceptibles d’être encore aux abords ou sur le site, selon l’Unistra. Le centre de recherche abrite plus de 800 singes de neuf espèces dont certains peuvent évoluer en plein air dans de vastes enclos. Les ouistitis pèsent entre 300 et 500 g à l’âge adulte, et ne représentent « aucun risque pour les populations locales », a tenu à rassurer l’Unistra.
A contrario, cet animal est « plutôt stressé de se retrouver en dehors de son environnement et de ses congénères » et ses chances de survie à l’extérieur « sont très faibles » : le ouistiti vit dans une animalerie reproduisant les conditions de la forêt amazonienne, avec une température constante de 28°C. « Les cambrioleurs, par leurs actes, n’ont aucune préoccupation du bien-être de ces animaux », a déploré l’Université.
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Les primates sont utilisés pour différents types de recherche
« Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Mundolsheim et les services des douanes ont été informés pour les contrôles aux frontières », a-t-elle indiqué. Les mesures de sécurité du site ont été renforcées.
Le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg, installé dans un fort construit par les Allemands en 1870 près de Strasbourg, a été créé en 1978 et s’étend sur sept hectares de terrain boisé. Il héberge 800 animaux de sept espèces différentes sous la supervision d’une trentaine de personnes.
Les primates sont utilisés pour différents types de recherche, du biomédical à l’étude du comportement animal.
Avec AFP.
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