Isack Hadjar et Sébastien Loeb.

Isack Hadjar et Sébastien Loeb.

© REDBULL / ENVATO

Une Formule 1 face à une Peugeot 208. Isack Hadjar est au volant de la F1. À 20 ans, et après seulement quinze Grands Prix, le prodige français a décroché il y a deux semaines, aux Pays-Bas, son premier podium en championnat du monde. Dans la 208 Pikes Peak au moteur survitaminé et à l’aileron arrière surdimensionné, Sébastien Loeb, 51 ans, a pris place. Qui, de l’ancien roi des rallyes (neuf sacres planétaires) ou du petit prince de la vitesse, va gagner ce duel ?

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L’affrontement a lieu dans le cadre de la première édition du festival Red Bull Motormania, grand show mécanique coorganisé par Claude Michy, promoteur du Grand Prix de France de moto GP. Le départ est donné sur la ligne droite des stands du circuit de Nevers Magny-Cours, devant une foule compacte. Coup de théâtre : Loeb cale d’entrée ! Et il ne parviendra jamais à refaire son retard. Isack Hadjar ne cache pas son admiration : « C’est la première fois que je le rencontre. Je suis Sébastien depuis toujours. Quand on jouait à la PlayStation avec mon père, il y avait sa voiture. C’est une icône, et même si je me suis spécialisé en monoplace, je le respecte énormément. »

L’aîné n’est pas non plus avare en compliments : « Il passe de l’anonymat à star internationale en moins d’un an. C’est brutal. Il y a énormément de pression. L’arrivée en F1 doit être hyper dure à gérer et il le fait très bien. » L’Alsacien ajoute, l’œil malicieux : « Potentiellement, il peut avoir une super carrière. » Le cadet assure : « Je suis clair dans ma tête. Je ne suis pas dans un rêve. Faire un premier podium, c’était un objectif. C’est fait, maintenant je passe à la suite. » Et la suite, c’est le Grand Prix d’Azerbaïdjan dans une semaine. Pour un nouveau podium ?