DÉCRYPTAGE – Les frais de garde-robe de la maire de Paris, prévus dans le cadre de son mandat, laissent pantois les professionnels qui paient, eux, leurs costumes de leur poche. Un traitement de faveur qui interroge.
84.200 euros de vêtements de luxe financés par la Ville entre 2020 et 2024, dont des pièces Dior et Burberry, au nom des «frais de représentation» d’Anne Hidalgo. Les frais de garde-robe de la maire de Paris, révélés mercredi par l’association Transparence Citoyenne et détaillés dans nos pages, passent mal auprès des Français. Chez les entrepreneurs, salariés et professions libérales, s’y ajoute un certain malaise : «Pourquoi Mme Hidalgo se fait-elle rembourser des manteaux de luxe à 3067 euros avec l’argent de nos impôts tandis que l’administration fiscale refuse l’inclusion d’un costume ou tailleur en frais professionnels?», fulmine Philippe Prigent, avocat au barreau de Paris, contacté par Le Figaro. Dans le secteur privé, en effet, impossible de faire passer une tenue de travail en charge déductible, sauf s’il s’agit d’un équipement spécifique, comme une blouse, ou un casque. Pour certains, la question se pose : l’édile socialiste bénéficie-t-elle d’un privilège injustifié ?
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