Williams en clair-obscur à Bakou. Alors que son coéquipier Carlos Sainz est monté sur le premier podium de l’écurie de Grove à Bakou depuis Lance Stroll en 2017, Alexander Albon a connu un week-end cauchemardesque dans les rues de la capitale.

Provoquant un drapeau rouge en Q1, le Thaïlandais profitait de la disqualification du Français Esteban Ocon pour ne partir « que » de la 19ème position. Au 21ème tour du Grand Prix, le verdict tombe : Alexander Albon reçoit dix secondes de pénalités pour avoir envoyé l’Alpine de Franco Colapinto en tête-à-queue au cinquième virage, le même où s’est encastré le leader du championnat du monde Oscar Piastri, dès le premier tour, après avoir calé suite à un faux départ…

Alexander Albon, pneus froids après être passé par les stands un tour plus tôt, n’a pas pu freiné à temps pour éviter la collision avec l’arrière de l’A525 de Franco Colapinto, qu’il aurait voulu tenter de dépasser par l’extérieur. Le Thaïlandais a reçu, en plus de ses dix secondes de pénalités, deux points sur son permis qui le portent à un total de quatre, loin du maximum autorisé de douze avant une suspension.

« En arrivant dans le cinquième virage, la voiture n°23 [Alexander Albon, Ndlr.] a tenté de dépasser la voiture n°43 [Franco Colapinto, Ndlr.] mais n’avait pas ses roues avant à hauteur du rétroviseur de son adversaire, justifie le communiqué de la FIA, qui empruntait de son droit la ligne de course habituelle, et est donc entièrement responsable de la collision. »

Toutefois, après avoir annulé la pénalité que Carlos Sainz a reçu après son accrochage avec Liam Lawson à Zandvoort, Williams a peut-être créée une jurisprudence qui permettrait à l’écurie de Grove d’à nouveau faire appel de la décision prise par la FIA. Dans le cas contraire, Alexander Albon arrivera reviendra moins serein au volant de sa monoplace, dans deux semaines, au Grand Prix de Singapour.

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