Ambitieux, Kimi Antonelli semblait surtout désireux de convertir le potentiel en résultat ce dimanche à Bakou. Quatrième au départ, puis quatrième à l’arrivée du GP d’Azerbaïdjan, le jeune pilote Mercedes a assuré l’essentiel, bien que son coéquipier George Russell soit parvenu à monter sur la deuxième marche du podium en partant de la cinquième position sur la grille.
« C’est un peu décevant parce que le podium était si proche, regrettait le Transalpin face aux médias présents à Bakou, dont AUTOhebdo. Le pneu dur était très bon, un peu meilleur que le medium, et le niveau d’usure était minimal. Chaque tour me permettait de m’améliorer. C’est dommage parce que j’ai fini par subir un overcut. C’était quand-même une performance décente. J’espérais le podium honnêtement parce que je me suis presque retrouvé avec Carlos en fin de course. Mais j’ai ensuite commencé à avoir un peu de mal avec la voiture dans l’air sale, surtout dans le deuxième secteur, et les pneus ont commencé à souffrir un peu. »
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Nouvel apprentissage pour Antonelli avant Singapour
Au duel avec Liam Lawson durant une bonne partie de la course, Kimi Antonelli a finalement dépassé le Kiwi au bout de la longue ligne droite des stands, jouant avec le facteur de la batterie, décisif à long terme. « Je pouvais voir quand il utilisait son énergie et quand il ne l’utilisait pas, détaillait-il. J’avais pas mal de problèmes de motricité, donc je me rapprochais à la fin du premier secteur et à mi-chemin du deuxième secteur, mais ensuite, dans ces phases de motricité critiques, j’avais du mal et je ne pouvais pas prendre d’élan. Sur les pneus durs, j’avais un bon avantage de rythme et je pouvais passer. Mais c’est dommage parce que j’ai perdu pas mal de temps derrière lui, surtout au début. Le résultat aurait probablement pu être différent, mais c’est quand même un résultat décent et nous allons essayer de faire mieux à Singapour. »
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Dans cette optique, le protégé de Mercedes se réjouit surtout d’un net progrès observé depuis le dernier Grand Prix disputé à domicile pour lui, en Italie. « Ce n’est même pas une question. Monza était assez médiocre et ce circuit est un peu plus difficile, différent dans la configuration, expliquait-il. Il n’y avait aucune marge d’erreur, c’était très intense. Le rythme était très élevé et j’ai fait quelques erreurs de pilotage, mais il est aussi juste de dire que c’était la première fois que je roulais à Bakou en Formule 1 et nous n’avons pas non plus fait de long relais en essais. C’était donc un peu une découverte pour tout le monde, mais je suis quand même assez content et c’est une bien meilleure course qu’à Monza. »
Enclin à reprendre confiance après un passage à vide notifié sur le sol européen, Kimi Antonelli reste conscient de ses quelques lacunes. N’ignorant pas par ailleurs l’ensemble des détracteurs ayant pointé du doigt son manque d’efficacité au cours de l’été, l’intéressé se veut lucide quant à sa situation. « C’est une période difficile pour moi après une saison européenne compliquée et après toutes les critiques que j’ai reçues. Nous avons réussi à faire un bon résultat et maintenant l’important est de le faire de manière constante. »
Nouveau deuxième au classement des Constructeurs, Mercedes a en tout cas pris le pas sur Ferrari avant d’aborder la dernière ligne droite de la saison à partir du mois d’octobre.
Propos recueillis par Cyprien Juilhard, à Bakou (Azerbaïdjan).