L’accusée, arrêtée en 2019 et détenue depuis, a toujours nié son implication dans la disparition de Florent Grégoire, âgé de 28 ans et avec qui elle entretenait une relation.
Le procès d’une sexagénaire australienne accusée d’avoir tué un jeune nantais disparu en 2016, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Loire-Atlantique. La dernière trace de Florent Grégoire, âgé de 28 ans et dont le corps n’a jamais été retrouvé, est une image de vidéosurveillance filmée en Andorre, en septembre 2016.
De nationalité australienne, née en Indonésie en 1960, l’accusée, arrêtée en 2019 à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et détenue depuis, a toujours nié son implication.
Initialement mise en examen pour enlèvement et séquestration, elle comparaît depuis lundi pour meurtre devant la cour d’assises. Après la disparition du jeune homme, elle avait affirmé aux enquêteurs et à la famille de Florent Grégoire avoir eu des nouvelles de sa part.
« Une relation en pointillé »
Lors de l’instruction, elle a d’abord déclaré avoir entretenu une relation avec le jeune homme. Des échanges de mails «permettent de constater une relation en pointillé», a rappelé lundi la présidente. La mise en cause avait ensuite évoqué une relation uniquement amicale avec le jeune homme. Au premier jour de son procès, elle a cette fois affirmé qu’elle ne le connaissait pas sous ce nom.
Selon l’enquête, elle avait rencontré le Nantais en novembre 2015 dans une auberge de jeunesse bordelaise. L’enquête évoque la «notion d’un voyage en commun en Espagne» quelques semaines plus tard. Les contacts semblent ensuite s’être interrompus jusqu’à l’été.
Face à la cour, l’accusée est revenue lundi sur bon nombre de ses précédentes déclarations quant à son curriculum vitae, aussi bien sur des relations passées que sur ses antécédents médicaux ou ses centres d’intérêt.
«Je n’ai jamais dit cela», a-t-elle répété plusieurs fois via son interprète alors que la présidente faisait lecture de précédentes déclarations. Depuis le box des accusés, elle a affirmé à plusieurs reprises faire l’objet de manigances fomentées par des services de police ou de renseignement. Le verdict est attendu vendredi.