Des drones ont frappé de nombreuses raffineries ces derniers mois. Dans plusieurs régions, l’essence manque à la pompe, accroissant les difficultés quotidiennes d’une population qui s’exaspère des conséquences de la guerre.

Au petit matin, la file de voitures continue de s’allonger devant une station-service de la région de Khabarovsk, en Extrême-Orient russe. «Il est cinq heures du matin et les gens font déjà la queue alors que le carburant n’est même pas arrivé à la station», peste un automobiliste. Quelques heures plus tard, même scène devant une autre station-service de la même région ; cette fois ce sont une trentaine de voitures qui patientent. «J’aimerais bien faire le plein moi aussi mais j’ai besoin de 95 et ils n’en ont pas», se lamente une femme.

Ces scènes, filmées ces derniers jours, ont été diffusées, parmi beaucoup d’autres, par la chaîne Telegram « Amur Mash » qui raconte que «les gens se rendent même à la pompe à pied ou en bus, dans l’espoir de remplir au moins un petit bidon». Selon ce média, «les plus désespérés se tournent vers des revendeurs qui leur facturent l’essence à 150 roubles le litre» (1,55 euro, contre un prix normal de 0,6 euro environ, NDLR). Dans la région de Khabarovsk…

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Le Figaro

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