Par
Thomas Blanc
Publié le
6 oct. 2025 à 7h00
Après une intrusion dans les locaux d’un centre de primatologie dépendant de l’université de Strasbourg (le Silabe), à Niederhausbergen (Bas-Rhin), le 8 septembre 2025, douze ouistitis avaient été dérobés. Un mois plus tard, tous n’ont pas été récupérés et la plupart sont encore dans la nature, introuvables.
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Dix ouistitis toujours manquants
Pascal Ancé, directeur du centre, fait le compte pour Actu Strasbourg. « Seuls deux ouistitis ont été retrouvés, il nous en manque toujours dix », explique-t-il, inquiet et presque en colère.
« Nous les considérons comme définitivement volés », se raisonne l’homme nommé à la tête du Silabe. Il laisse également entendre que les recherches se sont arrêtées, « l’enquête se concentre désormais sur les auteurs de ce vol », dit-il.
Pas de risque pour l’être humain
Pour qu’un tel acte ne puisse jamais se reproduire, il assure que « la sécurité a été grandement renforcée sur le site ».
Pour ceux qui s’inquiétaient d’en croiser un par hasard lors de la balade dominicale en forêt, Pascal affirme que ces singes ne représentent « pas un risque pour l’homme, ce sont des animaux qui font 300 grammes. »
Le Parti animaliste inquiet pour les animaux
Cette affaire, qui avait pris une tournure nationale, a alerté le Parti animaliste qui se désole de la situation et s’inquiète pour les animaux.
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Les conditions climatiques, très éloignées de leur milieu d’origine, font peser sur eux un risque de mort rapide.
Parti animaliste
L’organe politique fondé en 2016, qui promeut une évolution de société qui prend en compte les intérêts des animaux, s’insurge également du fait que de tels centres puissent exister.
« Dans ce centre, plus de 800 singes sont détenus à des fins d’expérimentation […] mais aussi des chiens, cochons, lapins, souris, rats, poissons et biens d’autres encore », écrit le parti dans un communiqué diffusé le mercredi 1er octobre.
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