On avait pris l’habitude des cartes postales estivales. Voici venu, avec l’automne, le temps des courriers. Les Lyonnais viennent de recevoir dans leur boîte, une nouvelle missive du candidat (sans étiquette), soutenu par la droite et le bloc central aux Municipales 2026.
C’est la deuxième du genre, après la première lettre consacrée à sa déclaration de candidature. 100 000 viennent d’être distribuées.
Dans celle-ci, il égrène quatre propositions, des projets en partie dévoilés en exclusivité au Progrès fin septembre.
Un plan pour les familles monoparentales
Un plan (estimé à 13 millions par an) pour les familles monoparentales lyonnaises (80 % sont des femmes, 30 % vivent sous le seuil de pauvreté), à qui il promet notamment transports en commun gratuits et un chèque de 250 euros par an pour que les mères « soufflent et prennent du temps pour elles ». Un plan pour les personnes isolées et démunies (8 millions par an) qui recevront un « chèque social » de 200 euros pour « financer une activité culturelle, sportive ou conviviale » et l’ouverture de « maison du lien », comprenant notamment de l’hébergement d’urgence pour les femmes.
Un plan pour mesurer – à l’image du nutriscore – l’avancée des projets et des politiques publiques. Inspiré peut-être de l’opération « chemin parcouru » mis en place par Grégory Doucet, dans un souci de redevabilité », lors de son bilan de mi-mandat et de mandat (avec un code couleur pour se rendre compte d’un coup d’œil des réalisations), Aulas ajoute une dimension « en direct » à son « cityscore », comme il en existe à Boston. Il propose aussi qu’une fois par an, après le débat budgétaire, une grande question soit soumise au vote des habitants par référendum.
« Dans le respect des plafonds légaux de dépenses »
Combien les Lyonnais en recevront-ils encore d’ici la fin de la campagne ? « Autant que nécessaire pour présenter nos idées aux Lyonnais », répond son équipe de campagne.
En attendant, il est le seul dans la course à communiquer de la sorte depuis son meeting XXL de lancement de campagne. Une question de moyens ?
Interrogé par Le Progrès, l’entourage de l’ex-patron de l’OL, se refuse à « communiquer auprès des médias sur le coût du matériel de campagne qui relève exclusivement des autorités compétentes, en l’occurrence la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques » mais précise s’inscrire « dans le respect des plafonds légaux de dépenses de campagne ».