Actrice dans « Astérix et Obélix au service de sa majesté » diffusé ce dimanche 19 octobre 2025 sur France 2, Valérie Lemercier s’est livrée avec sincérité dans « Les Rencontres du Papotin » il y a quelques semaines. De son enfance dans un village où tout se savait à sa vie parisienne pleine d’anonymat, l’actrice évoque ses lieux-refuges, ses blessures passées et son goût farouche pour la liberté.
Invitée dans l’émission Les Rencontres du Papotin le mois dernier, Valérie Lemercier s’est laissée aller à une rare confidence sur son passé. Si elle est aujourd’hui une Parisienne affirmée, elle a grandi dans un minuscule village de campagne, bien loin de l’agitation de la capitale. Une révélation touchante de la part de l’actrice, aujourd’hui âgée de 61 ans, en couple avec un homme de 37 ans. Au cours de l’entretien, Raphaël, un jeune homme endossant pour l’occasion le rôle de journaliste, lui demandait : « Est-ce que vous vous sentiez plus libre à Paris que lorsque vous viviez à la campagne ? ».
Ce à quoi elle a répondu sans détour : « Plus libre à Paris ? Oui. Tu sais pourquoi ? Parce que dans mon village, on était très peu nombreux. Tout le monde se connaissait, tout le monde commentait : “Lui fait ceci, elle fait cela…” À Paris, au contraire, il y a tellement de monde que personne ne se soucie vraiment de la manière dont vous vous habillez ou de ce que vous faites. Il y a quelque chose d’anonyme que j’apprécie beaucoup. J’aime la ville pour ça. » Valérie Lemercier a grandi à Gonzeville, en Seine-Maritime…
À Paris, celle qui incarna l’inoubliable Frénégonde de Pouille dans Les Visiteurs possède un atelier d’artiste, un lieu propice à l’écriture, ainsi qu’une maison en province, au bord de la mer. « Il y a surtout ma maison en bord de mer, confiait-elle à nos confrères de Point de Vue. Il m’arrive même de ne pas aller voir la mer ! Car j’aime être enfermée dans un endroit et ne pas en sortir ». Un refuge loin de tout, où elle se sent libre. « Là-bas, je fais ce que je veux, à n’importe quelle heure. Je peux rester en pyjama jusqu’à huit heures du soir, ou coudre des nappes et des vêtements jusqu’à trois heures du matin. »
Valérie Lemercier : un drame dans son appartement parisien
Actuellement de retour sur scène avec son nouveau one woman show La classe et la grosse connerie. Les deux !, Valérie Lemercier évoquait aussi, avec pudeur, un drame qui a marqué son passé. Dans le podcast Le Goût de M, elle révèle avoir tout perdu dans l’incendie de son appartement parisien, un événement traumatisant dont elle a mis longtemps à se remettre : « J’ai tout perdu. Ce que je regrette le plus, c’est une jupe ancienne Pierre Cardin, dont le bas était en python, et une veste en daim. Mais ce qui m’attriste encore davantage, c’est la perte du manuscrit original de Quadrille, de Sacha Guitry. C’était un mois avant un spectacle que je devais jouer aux Folies Bergères. On m’a prêté un appartement pour que je puisse travailler. Ce n’est qu’après six mois de représentations que j’ai commencé à rêver que je brûlais, que j’étais en flammes… »
Aujourd’hui, elle a retrouvé un havre de paix, non loin du Palais-Royal. « Cela fait si longtemps que j’y vis… J’ai fini par y déteindre », glisse-t-elle avec cette pointe d’autodérision qui fait sa signature. Entre l’anonymat libérateur de la ville et le silence apaisant de sa maison en bord de mer, Valérie Lemercier a désormais trouvé la sérénité et le vrai bonheur.
Article original sur Purepeople