Pour que le rapprochement voulu par Paris et Alger puisse se concrétiser, les deux parties devront réussir là où elles ont jusque-là échoué : déjouer les pièges sur le chemin de la réconciliation.
À peine Paris et Alger ont-ils convenu qu’il était temps de se reparler et de retravailler ensemble après des mois d’une crise sans précédent – pour ne pas dire de rupture – que déjà le ciel au-dessus de la relation bilatérale se fait menaçant.
Les députés français ont adopté à une majorité d’une voix ce jeudi une proposition de résolution du Rassemblement national visant à « dénoncer » l’accord franco-algérien de 1968, dans un geste symbolique.
« C’est une journée qu’on peut qualifier d’historique pour le RN », s’est félicitée la chef du RN, Marine Le Pen, en soulignant qu’il s’agissait du premier texte de son parti approuvé par l’Assemblée. Marion Maréchal (Identité Liberté) voit dans ce vote « un signal fort envoyé à l’Élysée, à Matignon et à Alger ! 72 % des Français l’exigent, n’attendons plus pour suspendre ces accords de la honte. »
Dans les faits, indique-t-on en « off » aux Affaires étrangères, cette résolution est « non contraignante », c’est-à-dire…
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