DÉCRYPTAGE – Confronté à une baisse de 10% de la fréquentation depuis 2019, le secteur réclame des allégements fiscaux pour retrouver de la compétitivité et faire face à la pénurie de main-d’œuvre.

Salles clairsemées, terrasses désertées, serveurs désœuvrés : cet été, les Français ont boudé leurs restaurants. En cause, des additions jugées trop salées au regard d’une qualité en baisse. La fréquentation a chuté de 15 à 20 %, selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). Et ce malaise ne s’arrête pas aux frontières : des «pubs» de Londres aux «biergartens» de Berlin, c’est l’Europe entière qui semble avoir perdu l’appétit.

Pourtant, jamais les Européens n’avaient autant dépensé pour manger à l’extérieur, à en croire une étude de Circana. La restauration hors domicile dans cinq grands pays européens – Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne – enregistre en 2025 un chiffre d’affaires record de 340 milliards d’euros, soit une hausse de 10% par rapport à 2019. Oubliées, les années Covid ? Ce serait aller trop vite en besogne. En réalité, ce sont les additions qui s’alourdissent, avec un ticket moyen autour de 30 euros. La fréquentation, elle…

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Le Figaro

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