Narbonne l’emporte contre Nice 3 sets à 2 (18-25, 25-22, 15-25, 26-24, 15-12) ce samedi au bout du bout d’une soirée absolument foldinguo à l’Arena.

La Guerre de Sept ans… Qui l’a gagnée ? Les Anglais. En tout cas pas la France. Et pourtant… C’est quand même nous qui l’avions au mieux engagé ce combat dès avril 1756, en attaquant la base navale britannique de Minorque et en réussissant l’exploit de s’en emparer. Grâce au Maréchal Richelieu, petit-neveu du Cardinal !

Le rapport avec l’affaire qui nous occupe ? Le balancier, le retour de bâton, le boomerang. La Guerre de Sept ans, c’est d’ailleurs ce à quoi la totalité de l’Arena devait très certainement songer, à l’issue du premier set abandonné à Nice, par les Centurions Narbonne, ce samedi soir sur les coups de 21 h, puisque le match avait exceptionnellement débuté à 20 h 30, histoire de laisser le temps aux spectateurs du Racing de quitter le Parc des Sports pour parcourir les quelques dizaines de mètres qui les séparaient de la salle dédiée au volley.

Bon, la Guerre de Sept ans, le Racing, le volley, on s’y perd… Ce premier set perdu par les Centurions 18-25, Nice l’a clairement dominé, seul l’Audois Liam Patte, très à l’aise en attaque, émergeant particulièrement. Du côté Azuréen, c’est clairement le pointu polonais Dulski qui dominait.

Patte a la patate

En début de deuxième manche, Patte redémarrait avec un ace. Imité quelques instants plus tard par le passeur Viiber. Et c’est le tout jeune central local, Axel Michel, qui permettait aux siens de passer devant Nice (14-13). Le round se révélait très disputé. Patte, encore et toujours plus fort, ne cessait d’appuyer sur l’accélérateur en vue de prendre la base navale niçoise. 24-21 en faveur de Narbonne. Grâce à qui ? Patte pardi. 25-22, Pa-pa-Patte ! Et pas d’une patate mais d’une petite manchette au filet. 1-1.

Le troisième set était un pensum pour les Centurions. Une sorte de long chemin de croix. Dulski s’amusait avec la défense narbonnaise et Nice ne se montrait absolument jamais inquiété par des Narbonne bien incapables de disposer correctement leurs ions sur le parquet. Les locataires de l’Arena renouaient avec l’impuissance qui les avait caractérisés dans les deuxième et troisième sets à Tours (25-11, 25-16). On voulait croire au sursaut. À l’évasion de Louis Napoléon Bonaparte de la forteresse de Ham.

Les frappes de punk de Thibaut Thoral

Dès la reprise, Rivas et Thoral, deux des costauds narbonnais, reprenaient des couleurs et semblaient prêts à marcher sur Nissa. Les deux équipes jouaient à touche-touche, Patte continuait de se comporter en leader. À 18-18 et après une nouvelle frappe de punk à balle de Thoral, on se prenait à croire au grand retournement.

D’autant qu’un conflit, non pas mondial mais sudiste, éclatait pour une histoire de touche au filet dont Narbonne allait sortir vainqueur sur décision arbitrale. Et voilà qui enflammait l’Arena ! Le feu était allumé et personne ne l’éteindrait dans cette manche. Le grand incendie. Hommage à l’art pompier. 26-24 et 2 sets partout.

Le tie-break était irrespirable. Ce bon vieux Louis Napoléon dans sa forteresse s’étouffait. L’Arena gueulait. Vociférait. Nar-bon-nais ! Nar-bon-nais ! Et Patte épate et Patte épate !!! Encore. Un emplacement est prévu pour sa statue devant l’Arena. Entre ici Liam Patte avec ton cortège d’attaques et de points décisifs. Plié. 15-12, 3 sets à 2 pour Narbonne. On transpirait. De joie…