RÉCIT – Sorti début octobre, le docu-fiction « Sacré-Cœur. Son règne n’aura pas de fin » a attiré près de 300 000 spectateurs et provoque un débat inattendu. Entre ferveur spirituelle, succès populaire et controverses autour de la laïcité, le film de Steven et Sabrina Gunnell révèle le retour discret, mais réel, du religieux dans la société française.

Anne a abandonné la foi de son enfance après l’adolescence. Sa mère était morte trop tôt, et aucune de ses prières ne l’avait retenue auprès d’elle. Mais, en septembre dernier, peu avant l’anniversaire de son décès, Anne a entré les mots « Sacré-Cœur » dans son moteur de recherche. Elle voulait trouver les horaires de la prochaine messe dans la basilique parisienne pour demander au prêtre d’en célébrer une en mémoire de la défunte. La bande-annonce du film homonyme, dans les premiers résultats, l’a intriguée, et, la semaine de sa sortie, Anne est allée au cinéma. « J’ai pleuré comme une enfant en sortant. Chaque témoignage m’a touchée, comme si on me parlait directement. Ma mère est peut-être au bon endroit », glisse la sexagénaire en pleurant doucement.

Depuis sa sortie le 1er octobre, Sacré-Cœur. Son règne n’aura pas de fin a été vu par 280 000 spectateurs. Ce film documentaire, réalisé par l’ancien membre du boy’s band Alliage Steven Gunnell et sa femme Sabrina, mélange fiction…

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Le Figaro

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