Mélanie Lallemand, 24 ans, Sigeanaise licenciée au Tennis Club Nouvellois, professeur d’EPS en Seine-et-Marne, a enlevé, le 25 octobre dernier au Cap d’Agde, le National Tennis Cup (NTC), organisé par la Fédération Française de Tennis, et présenté, par elle, comme « le plus grand tournoi au monde de tennis amateur ».
Lorsque le talent rencontre le travail, la réussite, souvent, s’impose. Mélanie Lallemand en est le lumineux exemple. Âgée de 24 ans, cette Sigeanaise licenciée au Tennis Club Nouvellois a remporté, le 25 octobre dernier au Cap d’Agde, le National Tennis Cup, organisé par la Fédération Française de Tennis (FFT). Une épreuve que la FFT présente elle-même comme « le plus grand tournoi au monde de tennis amateur ».

Mélanie Lallemand sur le podium au Cap d’Agde.
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Il s’agit d’une compétition nationale par classement, de non classé à 4/6. Mélanie Lallemand a été titrée dans la catégorie reine, 4/6. La compétition se déroule en 2 phases : les qualificatives qui ont eu lieu durant plusieurs mois dans toute la France sur 121 sites d’avril à septembre, ensuite une phase finale d’une semaine (du 19 au 25 octobre) centralisée dans les installations du Cap d’Agde, pour désigner un champion de France dans chaque classement.
Une demi-finale au super tie-break
Le parcours de Mélanie Lallemand a été impressionnant dans cette compétition. En quarts de finale, elle a terrassé – 6/0-6/0 ! – Sabrina Gillet de Saône-et-Loire, qui avait déjà remporté le tournoi et qui fut un temps classée 1/6. C’est certainement en demi-finale qu’elle a livré son plus gros combat face à une joueuse de Haute-Savoie, Stéphanie Courdavault, qui affiche un ancien classement à zéro. La partie fut extrêmement serrée et la Sigeanaise finalement l’a gagnée au super tie-break après avoir sauvé une balle de match dans le second set. Score : 5/7-7/6- (7/5)-10/7. En finale, elle a produit une très solide performance pour s’imposer 6/4-6/4 contre une tenniswoman de l’Allier, Claire Tricot.

Mélanie Lallemand en finale d’un tournoi à Pontault-Combault dans la région parisienne.
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Mélanie s’attendait-elle à une telle issue ? « Disons que ça faisait partie du champ des possibles. Je me sens tellement bien en ce moment, je savais que je jouais bien, que je pouvais atteindre ce niveau », développe la jeune femme. « En tout cas, ç’a été pour moi une grande joie que je suis vraiment très heureuse d’avoir partagée avec ma meilleure amie, Margaux, que j’ai rencontrée en terminale sports-études à Villard-de-Lans… Il y avait aussi le groupe du Tennis Club Nouvellois, elles étaient 18. C’était formidable ! »
Une famille de sportifs
Mélanie a toujours baigné dans le monde du sport. Ses parents, Sandrine et Eric, sont sportifs, pratiquent le tennis… Et pas que. Ses deux sœurs Charlène, 19 ans, et Laurine, 26 ans, fréquentent également les courts… Elle frappe dans la balle depuis qu’elle a six ans et s’est essayée à la natation, au basket, à la danse, elle court toujours beaucoup, plusieurs fois par semaine, joue au badminton… « J’ai toujours eu ce besoin de me dépenser », insiste Mélanie.
C’est donc en toute logique qu’elle exerce aujourd’hui la profession de professeur d’éducation physique et sportive (EPS). Cette année, elle a été titularisée en Seine-et-Marne au collège Marthe-Gautier à Charny et s’entraîne au tennis non loin à Bondy en Seine-Saint-Denis. Après sa victoire dans le National Tennis Cup, Mélanie, pour qui Roger Federer est l’idole de toujours et qui considère Aryna Sabalenka et Jannik Sinner comme les meilleurs du moment, va passer 3/6 et poursuivre sa route en participant à d’autres tournois. Au cours de l’entretien, elle n’oubliera pas d’adresser une pensée à Amone Phosarajdavong qui fut son entraîneur pendant six ans. Le talent, le travail et le savoir-vivre.