Repassé en tête du classement ATP après son sacre à Paris, son cinquième titre de l’année, l’Italien de 24 ans remet de son côté 1 500 points en jeu à Turin, ceux glanés il y a un an à la faveur de sa démonstration : avec cinq victoires en cinq matches sans perdre un seul set. Éliminé dès la phase de poules l’an dernier, Alcaraz, 22 ans, n’était, lui, reparti de Turin qu’avec 200 points dans ses valises.

250 points entre Sinner et Alcaraz

Or les deux joueurs qui se sont partagé les quatre titres du Grand Chelem cette année (Australie et Wimbledon pour Sinner, Roland-Garros et US Open pour Alcaraz) ne sont séparés actuellement que par 250 points.

« C’est l’un des tournois les plus importants de l’année par le simple fait que la place de numéro 1 mondial s’y joue », a reconnu Sinner qui affiche un bilan de 51 victoires et six défaites cette saison. Avant de dédramatiser cette semaine : « Si je gagne (le tournoi) tant mieux, sinon, cela restera une saison incroyable », a estimé le natif du Haut-Adige, la région germanophone du nord-est de l’Italie.

C’est aussi l’occasion pour Sinner, sur ses terres et sa surface de prédilection (dur indoor, où il en est à 26 victoires de suite) de rééquilibrer un peu le bilan de son duel avec l’Espagnol. Ce dernier a pris le large dans leurs confrontations avec dix victoires, contre cinq pour Sinner qui a perdu quatre de leurs cinq duels cette année.

Une saine rivalité

« Quand les gens imaginent notre rivalité, notre lutte pour la première place mondiale, ils pensent qu’on doit se détester, mais en fait, notre rivalité est très saine, on se ressemble », a souligné « Carlitos » qui a remporté huit titres en 2025, avec un bilan de 67 victoires et huit défaites, la dernière dès son entrée en lice à Paris.

Une certitude : s’ils devaient se retrouver en demi-finale samedi ou en finale dimanche, il s’agira de leur dernier affrontement de la saison.

Contrairement à Alcaraz, Sinner a en effet décidé de faire une croix sur le Final 8 de la Coupe Davis qu’il a remportée avec l’Italie en 2023 et 2024. Sa décision, après une saison éprouvante physiquement comme émotionnellement avec sa suspension de trois mois après des contrôles positifs à un anabolisant et ses abandons à Cincinnati et Shanghai, a été très mal accueillie par ses compatriotes d’autant que la phase finale aura lieu cette année à Bologne.

Sans Djokovic

Si les deux patrons du circuit sont clairement identifiés, le « troisième homme » ne sera pas Novak Djokovic qui, comme en 2024, a déclaré forfait samedi soir, quelques heures après avoir conquis son 101e titre ATP à Athènes. Le Serbe a invoqué une blessure à une épaule pour renoncer à un tournoi qu’il a remporté sept fois, un record.

Lorenzo Musetti, sa victime à Athènes, le remplace dans le groupe baptisé Jimmy Connors avec Alcaraz, l’Américain Taylor Fritz et l’Australien Alex De Minaur.