Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 11 novembre 2025 à 10h45
Pour Toni Nadal, le tennis doit faire sa révolution, et adopter des raquettes plus petites pour limiter les blessures et offrir plus de spectacle.
Le tennis peut-il faire sa révolution ? Alors que certains joueurs se plaignent de l’uniformisation des surfaces, notamment lors du dernier Rolex Paris Masters, rendu (beaucoup) plus lent par les organisateurs, et, surtout, de la multiplication des blessures au sein d’un calendrier toujours plus surchargé, Toni Nadal a une idée pas banale afin de faire bouger les choses. Une idée qu’il avait déjà évoquée par le passé.
« Le tennis est le seul sport qui commence par un « penalty » »
Pour rendre le jeu plus spectaculaire et réduire le risque de blessures, l’oncle de Rafael Nadal veut « ralentir un peu le jeu » avec une suggestion étonnante, comme il l’a confié à La Gazzetta dello Sport : « Je suggérerais de jouer avec des raquettes plus petites. Ce serait plus facile pour les amateurs et plus difficile pour les professionnels, et le jeu serait moins violent. La beauté du tennis réside dans le spectacle qu’il offre. Quand McEnroe ou Nastase jouaient, tout y était : les mouvements, les mains, la tactique. Le tennis est le seul sport qui commence par un « penalty » : si vous servez bien, l’adversaire ne joue pas… Dans d’autres disciplines, on a modifié les règles pour rendre le jeu plus spectaculaire. » Et de citer l’exemple du football, qui a su évoluer en interdisant la passe au gardien ou en passant la victoire de deux à trois points pour favoriser le jeu offensif.
« Une compétition pour savoir qui frappe le plus fort »
Pour celui qui a également été l’entraîneur du Canadien Felix Auger-Aliassime, ce n’est donc « pas une question de calendrier. Beaucoup ne seront pas d’accord, mais le vrai problème, c’est que le jeu est toujours trop rapide. Ce n’est pas une question de quantité, mais d’intensité et de violence des mouvements. Il n’y a presque plus de joueurs « tactiques » comme Coria ou Gaudio, qui cherchaient à construire le jeu. Aujourd’hui, c’est souvent juste une compétition pour savoir qui frappe le plus fort. Et quand on fait des mouvements aussi rapides, qu’on s’approche de la balle à pleine vitesse, qu’on freine et qu’on repart, le corps risque de se blesser. Je pense qu’il faudrait essayer de ralentir un peu le jeu. » Mais Toni Nadal n’a aucune illusion sur la faisabilité d’une telle proposition : « Ils ne changeront jamais. »