Publié14. novembre 2025, 17:26

Royaume-Uni: Malgré son cancer, Charles III fête ses 77 ans en… travaillant

Le souverain britannique a passé ce vendredi 14 novembre, jour de son anniversaire, en déplacement officiel au pays de Galles, sans montrer de signe de faiblesse.

Charles III est monté à bord d'une rame de métro, où le personnel lui avait préparé un message de voeux en gallois: «Penblywydd Hapus eich Mawrhydi», autrement dit «Joyeux anniversaire, Votre Majesté».

Charles III est monté à bord d’une rame de métro, où le personnel lui avait préparé un message de voeux en gallois: «Penblywydd Hapus eich Mawrhydi», autrement dit «Joyeux anniversaire, Votre Majesté».

AFP

Le roi Charles III a fêté, ce vendredi, ses 77 ans avec un déplacement au pays de Galles, toujours déterminé à assumer pleinement ses fonctions malgré son cancer. Alors qu’à Londres son anniversaire était salué sous la pluie par le canon, le roi assistait, avec la reine Camilla, à une réception pour le 200e anniversaire du château de Cyfarthfa, joyau de l’histoire galloise, puis inaugurait un dépôt du métro. Une journée chargée, à l’image de son calendrier ces derniers mois.

Cette année, le monarque, qui a annoncé être malade en février 2024, a honoré un nombre record d’engagements depuis son arrivée sur le trône en septembre 2022, selon le «Daily Express». Il a notamment reçu, en septembre, en grande pompe le président américain Donald Trump au château de Windsor, un exercice de haute diplomatie suggéré par le Premier ministre Keir Starmer, soucieux de maintenir la relation privilégiée entre Londres et Washington.

Si la plupart de ses déplacements se limitent au Royaume-Uni, Charles a aussi fait quelques sorties à l’étranger: le couple royal était au Canada en mai, et au Vatican en avril puis en octobre, pour un voyage marqué par une prière commune inédite avec le pape Léon XIV. Le tout sans montrer de signe de faiblesse, semblant démentir des rumeurs récurrentes sur un état de santé qui se détériorerait.

«Il continue à faire tout ce que l’on attend d’un roi»

Robert Johnson, spécialiste de la monarchie

Le Palais de Buckingham n’a jamais précisé le type de cancer dont souffre le monarque, alimentant les spéculations, a souligné, jeudi, Robert Jobson, spécialiste de la monarchie et auteur d’un nouveau livre intitulé «The Windsor legacy: A Royal Dynasty of Secrets, Scandal and Survival» («L’héritage des Windsor: une dynastie royale de secrets, scandale et survie»).

Même si «on ne peut pas attendre de lui qu’il soit à 100%» et s’il a «changé» certaines choses, notamment en faisant désormais «la sieste l’après-midi», a ajouté Robert Jobson devant quelques journalistes, «il respecte ses engagements, et continue à faire tout ce que l’on attend d’un roi». De fait, Charles «aime son travail et c’est ce qui le fait tenir», confiait la reine Camilla lors de leur visite à Rome en avril.

Son frère Andrew, cette épine dans son pied

Déjà secoué par la brouille avec son fils Harry, le roi a aussi eu fort à faire récemment pour tenter d’atténuer les critiques de la monarchie relancées par les derniers rebondissements du scandale entourant son frère cadet Andrew, en raison de ses liens avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Charles a ainsi pris fin octobre la décision historique de lui retirer son titre de prince et de l’obliger à abandonner sa luxueuse résidence dans le domaine de Windsor. Sans aucune garantie que cela mettra un terme à cette affaire, qui empoisonne depuis 2011 la plus célèbre des monarchies de la planète.

William se prépare à prendre la suite

Reste que, malgré le regain d’activités de Charles ces derniers mois, le palais prépare la suite. Le prince héritier William est de plus en plus visible. Il a confié vouloir «apporter un peu de changement» dans le fonctionnement de la monarchie dans une récente interview. Le fils aîné de Charles III a aussi fait une visite remarquée au Brésil à l’occasion de la COP30 la semaine dernière, reprenant le rôle de défenseur de l’environnement emblématique de son père.

William et son épouse Kate, symboles d’une royauté rajeunie, restent les membres les plus populaires de la famille royale: les trois-quarts de la population britannique ont d’eux une opinion positive, selon un sondage de l’institut YouGov publié fin octobre, contre 62% pour Charles.

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(afp/pp)