Un nouveau réveil étrange à Marseille : le mot «sidéré» revient en boucle, vendredi 14 novembre, après la mort d’un jeune homme de 20 ans. Il a été tué la veille dans le 4e arrondissement de la ville. Mehdi, la victime, porte un nom de famille qui parle à du monde : Kessaci, comme Amine, son grand frère, militant écologiste engagé dans la lutte contre le trafic de drogue après un premier drame. Le 29 décembre 2020, un autre membre de la fratrie, Brahim, 22 ans, a été assassiné. Il a été retrouvé calciné dans une voiture après un règlement de compte entre dealers. Voilà presque cinq ans, la famille tout entière avait basculé dans le noir. Elle vient de replonger dans l’horreur.

Le drame est arrivé en plein après-midi. «Une moto s’est postée à hauteur du véhicule de la victime, qui venait de se garer, explique Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille. Le passager arrière a alors tiré à plusieurs reprises sur le conducteur, qui était toujours dans sa voiture. La police a tenté d’interpeller l’auteur des faits, mais la moto sur laquelle se trouvaient le tueur [et un] pilote a pu s’échapper.» Le deux-roues a été retrouvé incendié. «La victime était un jeune homme de 20 ans totalement extérieur à tout ce qui gangrène Marseille, le narcotrafic et la criminalité organisée», poursuit le procureur. Mehdi Kessaci était en train de passer le concours pour devenir gardien de la paix. Une enquête pour assassinat en bande organisée et associati