Chao Xu est « l’un des criminels sexuels les plus prolifiques jamais identifiés », a déclaré la police de Londres à l’issue de sa condamnation à perpétuité avec une période minimale de 14 ans.
Ce Chinois de 33 ans a été condamné vendredi à la prison à vie par la justice britannique pour des viols et agressions sexuelles sur six femmes, dont certaines ont été droguées, entre 2021 et 2025 à Londres.
Il a reconnu 24 chefs d’accusation
Ce ressortissant chinois, installé au Royaume-Uni depuis 2016, avait plaidé coupable de 24 chefs d’accusation impliquant six femmes, dont des viols, agressions sexuelles, des faits de voyeurisme et de soumission chimique.
Il attirait ses victimes, principalement des étudiantes des universités londoniennes de Greenwich et King’s College, par l’intermédiaire de son entreprise de recrutement aidant de jeunes diplômés à trouver un emploi à Londres. Ces séances de « réseautage » se déroulaient dans son appartement du sud de la capitale.
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ÉcouterDes plantes médicinales pour sombrer dans le sommeil
Le mode opératoire était souvent le même : il servait à ses victimes un cocktail qu’il appelait « Spring of Life » (Source de vie) et qui contenait des plantes médicinales chinoises, destinées à étourdir ses victimes, selon l’enquête.
Ces dernières étaient ensuite filmées, l’appartement regorgeait de caméras savamment cachées dans des endroits parfois insolites, dont un déodorant.
Chao Xu a été arrêté lorsqu’une femme qu’il avait droguée a repris connaissance et appelé la police, qui est intervenue immédiatement.
« Il a volé la personne que j’étais »
Au cours de leurs perquisitions, les enquêteurs ont découvert des milliers d’images et de vidéos, dont beaucoup montraient des femmes inconscientes.
D’autres vidéos montraient Chao Xu en train de violer ses victimes. Selon la procureure, Catherine Farrelly, les vidéos montrent des agressions contre au moins onze autres femmes. Pour l’accusé, ces vidéos constituaient une sorte de « trophée », a-t-elle ajouté.
La police a indiqué continuer à examiner les preuves pour identifier d’autres victimes potentielles. Devant le tribunal, une des victimes est longuement revenue sur son agression, disant « avoir peur de ne jamais pouvoir oublier ce que cet homme m’a fait (…) ».Et d’ajouter : « Il a volé la personne que j’étais ».