Touché à un mollet depuis la veille du match, le demi de mêlée biterrois a assumé son rôle de leader. Pourtant diminué, le maître à jouer de l’ASBH fut encore prépondérant en aidant son équipe à se défaire de Brive.
Traditionnelle mise en place du jeudi matin au Stade Raoul-Barrière, en amont de ce rendez-vous déjà capital face à Brive. Studieuse et enjouée comme à son habitude aussi, rien ne laissait transparaître pourtant un doute qui planait dans l’équipe. Samuel Marques allait-il être de la partie face à son ancien club ? Touché au mollet, après un périple au Portugal avec la sélection nationale, le demi de mêlée serrait déjà les dents et le temps n’était plus forcément son allié. Qu’importe, alors que dans la matinée du match, une crainte subsistait et que l’ultime échauffement allait servir de test définitif quant à sa participation, l’inquiétude fut chassé… momentanément. L’entraîneur David Irazoqui raconte cet épisode précédant le duel : « Il avait eu une belle alerte à la mise en place du jeudi effectivement. Je savais qu’il fallait le ménager un petit peu, mais j’avais surtout conscience que j’allais avoir besoin de ses services au début et à la fin de ce duel. Donc quand j’ai senti un peu de fatigue, j’ai décidé de le sortir provisoirement en conséquence. »
Auteur de son huitième essai de la saison, après un ballon de récupération et un sprint effréné au cœur du premier acte. À la suite de cette action, la grimace surgissait, conférant un relatif suspens à la situation. Les rotations se sont opérées avec les entrées de Victor Dreuille et le replacement de Damien Anon à la mêlée, alors que Samuel Marques pestait de son remplacement. Un trait de caractère le concernant, lui qui refuse d’abandonner et porte le degré d’investissement à son plus haut niveau.
Compétiteur boutiste
Au point d’aggraver sa blessure ? Les prochains jours le diront et le staff médical de l’ASBH s’affairera sur son cas, car l’ancien Carcassonnais est revenu sur le pré un gros quart d’heure pour terminer le travail en quelque sorte. Une attitude louable, lui qui piaffait d’impatience derrière les poteaux avec les remplaçants. « Je ne vais pas vous mentir, Sam est indispensable à l’équipe, poursuivait David Irazoqui. Autant que par ses qualités de joueur et humaines. Et je crois que cela a porté ses fruits. »
À bientôt 37 ans, Samuel Marques compile les prestations de haute volée et s’affirme comme le leader de l’animation offensive tout comme le guide d’un vestiaire à l’écoute de son expérience. Et malgré un mollet souffreteux, l’ivresse du terrain et ses joies ont annihilé visiblement la douleur chez ce joueur devenu incontournable chez les rouge et bleu depuis 2023 et dont la fin de contrat se terminera en juin 2026.