Ce 15 novembre 2025, il restait 46 réfugiés ukrainiens hébergés dans le centre d’accueil temporaire de Colpo, qui a accueilli jusqu’à 80 personnes. Quelques-uns ont déjà été relogés par l’opérateur Coallia, après que le propriétaire a annoncé son intention de récupérer, sous peu, les locaux de l’ancien centre de vacances. Il s’agit du dernier encore ouvert dans le Morbihan.
Cet exemple de Colpo illustre la fin d’une époque. Ouverts provisoirement pour gérer l’afflux de personnes déplacées après le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, les centres d’hébergement temporaires collectifs ont été installés dans des gîtes, des locaux d’ancien CFA ou encore une ancienne maison de retraite, selon les possibilités identifiées sur chaque territoire breton. « La baisse des flux d’arrivées réduit progressivement la nécessité de disposer de centres d’hébergement dédiés. D’autant que l’efficacité des différents outils d’accompagnement favorise la mobilisation des dispositifs de droits commun pour l’accès au logement », indique la préfecture de Région.
La baisse des flux d’arrivées réduit progressivement la nécessité de disposer de centres d’hébergement dédiés. D’autant que l’efficacité des différents outils d’accompagnement favorise la mobilisation des dispositifs de droits commun pour l’accès au logement.
Un dernier SAS à Saint-Grégoire
Il ne reste désormais plus qu’un seul SAS d’accueil pour toute la Bretagne. Situé à Saint-Grégoire, près de Rennes, il passera de 62 places à 45 places, d’ici au 31 décembre 2025. Et ses jours sont comptés. « La mission de Coallia devrait prendre fin dans le courant de l’année 2026 », informent encore les services de l’État.
Depuis un an, les fermetures s’enchaînent : Paramé, à Saint-Malo (35), s’est arrêté le 8 octobre 2024. Le centre de Pont-l’Abbé, qui était le dernier encore actif du Finistère, après Fouesnant, Briec, Concarneau et Brest, a stoppé l’accueil début 2025. Dans le Morbihan, celui d’Arzon a, lui aussi, fermé, en juin 2025.
Que deviendront les personnes encore hébergées dans les deux derniers centres bretons ? « Ce n’est pas un couperet qui tombe, souligne-t-on en préfecture du Morbihan. Un accompagnement vers le logement autonome se poursuit, à travers, notamment, le dispositif d’intermédiation locative IML Ukraine (111 personnes en bénéficient actuellement en Ille-et-Vilaine et 156 dans le Morbihan) ou le dispositif national d’asile (DNA). Et Coallia va continuer à suivre les personnes les plus fragiles, le temps de sa mission. »