Il s’agit de la neuvième visite du président ukrainien en France depuis le début de la guerre déclenchée par la Russie en février 2022. Sur le front, Kiev subit les attaques sans relâche de Moscou, notamment sur ses infrastructures énergétiques.
Après Athènes, Paris. Volodymyr Zelensky sera reçu lundi 17 novembre par Emmanuel Macron pour une visite visant à «réaffirmer l’engagement de la France aux côtés de l’Ukraine» et à «entretenir la dynamique du travail engagé sur la question des garanties de sécurité» de Kiev, selon l’Élysée. Il s’agit de la neuvième visite du président ukrainien en France depuis le début de la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine, déclenchée par Moscou en février 2022.
Après que le dirigeant ukrainien a renouvelé, samedi, son appel à ses partenaires pour obtenir davantage de systèmes de défense antiaérienne, les deux présidents visiteront l’état-major de la «force multinationale Ukraine» que s’efforcent de créer la France et le Royaume-Uni en vue d’un éventuel cessez-le-feu avec la Russie. Sa visite s’inscrit dans un contexte où les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort. L’armée russe continuant de pilonner sans relâche les localités d’Ukraine, et particulièrement ses infrastructures énergétiques. Sur le front intérieur, Volodymyr Zelensky fait également face ces derniers jours à un important scandale de corruption dans le secteur énergétique, qui a déjà entraîné la démission de deux de ses ministres.
Lutte antidrones
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky commenceront leur journée par un déplacement sur la base aérienne militaire de Villacoublay, au sud-ouest de la capitale, pour évoquer les moyens «d’aller encore plus loin pour permettre à l’Ukraine de se défendre», a expliqué à la presse la présidence française. Il s’agit de «mettre l’excellence française en matière d’industrie d’armement au service de la défense de l’Ukraine», et de «permettre d’acquérir les systèmes qui lui sont nécessaires pour répondre à l’agression russe», a-t-elle ajouté, évoquant notamment «la défense du ciel ukrainien».
La lutte antidrones sera également l’une des priorités abordées. Des annonces de nouvelles aides ou coopérations en matière d’armements sont possibles. «La prolongation de la guerre et l’absence de cessez-le-feu soulignent notre responsabilité à tout mettre en œuvre pour permettre à l’Ukraine de se défendre et donc à donner un nouvel élan», a insisté un conseiller d’Emmanuel Macron auprès de l’Agence France presse (AFP).
Échafaudées depuis des mois par la «coalition des volontaires» – un groupe de soutien à l’Ukraine créé en mars 2025 à l’initiative de la République tchèque puis de l’alliance franco-britannique, qui regroupe 31 pays – les garanties de sécurité envisagées pour l’Ukraine comprennent un soutien à l’armée de Kiev et des volets terrestre, maritime et aérien. Mais leur mise en œuvre reste conditionnée à un très hypothétique arrêt des combats. Les négociations de paix entre Kiev et Moscou sont au point mort, un sommet évoqué à Budapest entre les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine n’ayant pas eu lieu.
Un déplacement à Madrid mardi
Ce dimanche, l’Ukraine et la Grèce ont signé à Athènes un accord pour la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) américain à Kiev de décembre 2025 à mars 2026. La signature de l’accord, intervenue en présence des deux dirigeants et de la nouvelle ambassadrice américaine en Grèce, Kimberly Guilfoyle, va permettre de «soutenir l’Ukraine au cœur d’un hiver difficile».
Après Paris, le président ukrainien se rendra mardi à Madrid, où il rencontrera notamment les représentants des deux chambres du Parlement espagnol, au lendemain d’une visite à Paris, a appris l’AFP de source officielle. Les détails de cette visite n’ont pas encore été communiqués. Son déplacement en Espagne sera le deuxième depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de son pays en février 2022, après une première visite en mai 2024.