Puisque c’est dans la difficulté que l’on compte ses amis, alors la Grèce et la France peuvent se targuer d’être de bons potes. En 2010, alors en pleine crise financière, la Grèce avait reçu de la part de la France une aide de plusieurs milliards d’euros.

La gestion du budget des uns et des autres n’ayant visiblement pas suivi les mêmes courbes, c’est aujourd’hui la Grèce qui vient voler au secours de la France en lui remboursant de manière anticipée cette aide. 1,1 milliard d’euros en 2025. « Nous pouvons donc remercier nos amis grecs de nous aider à résorber notre déficit », commente le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains, LR), cité par Le Monde.

Celui qui était considéré il y a peu comme le cancre européen arrive en cavalier blanc pour celui qui est censé être l’un des piliers de l’Union européenne. En 2024, déjà, la Grèce avait remboursé 1,7 milliard d’euros à la France. Soit une dette de 2,8 milliards d’euros effacée en deux ans, quand les remboursements devaient initialement s’étaler entre 2033 et 2041.

Notre dossier sur le déficit public

« Pensez-vous que l’on peut tirer des leçons de l’exemple grec ? », s’est enquis le 12 novembre le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, Philippe Juvin (LR), auprès de la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin. Un brin caustique…