Les résultats de cette étude menée par des chercheurs espagnols, brésiliens et mozambicains ont été soumis lundi à la revue « The Lancet Global Health » et sont en attente d’une évaluation.
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Publié le 17/11/2025 22:52
Temps de lecture : 2min

Un vieux sac de l’USAID, une agence américaine d’aide au développement, à Maban, au Soudan du Sud, le 20 août 2025. (GUY PETERSON / AFP)
Plus de 22 millions de personnes, dont beaucoup d’enfants, pourraient mourir de causes évitables d’ici 2030 en raison des coupes budgétaires dans l’aide étrangère des Etats-Unis et de pays européens, selon une étude internationale consultée par l’AFP, lundi 17 novembre. Il s’agit là du pire scénario calculé par les chercheurs. A l’autre extrême, une réduction plus modérée de l’aide étrangère entraînerait 9,4 millions de décès supplémentaires.
Ces conclusions sont une mise à jour d’une étude réalisée plus tôt cette année, qui se concentrait uniquement sur les conséquences des coupes dans l’aide étrangère réalisées par Donald Trump, notamment le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), et qui projetait 14 millions de décès supplémentaires. Le nouveau rapport tient compte des réductions de l’ensemble de l’aide publique au développement, alors que le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont aussi réduit leur aide aux pays en développement.
« C’est la première fois en 30 ans » que ces quatre pays « réduisent tous leur aide en même temps », a souligné auprès de l’AFP l’un des auteurs de l’étude, Gonzalo Fanjul, de l’Institut pour la santé mondiale de Barcelone (ISGlobal). « Les pays européens ne sont pas comparables aux Etats-Unis, mais lorsqu’on les considère dans leur ensemble, le coup porté au système d’aide mondial est extraordinaire. C’est absolument sans précédent », dit-il.
Les résultats de cette étude menée par des chercheurs espagnols, brésiliens et mozambicains ont été soumis lundi à la revue The Lancet Global Health et sont en attente d’une évaluation. Elle s’appuie sur des données montrant comment l’aide a permis de réduire le nombre de décès dans le passé, en particulier grâce à la prévention face au VIH, au paludisme et la tuberculose.