Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté ce lundi (17.11.2025) pour la résolution américaine endossant le plan du président américain, qui a permis la mise en place le 10 octobre dernier d’un fragile cessez-le feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza ravagée par deux ans de guerre.

Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution a été adoptée à 13 voix pour et aucune contre (la Russie et la Chine se sont abstenus), sous la pression des Etats-Unis qui mettaient en garde contre le risque d’une reprise des hostilités à Gaza. 

Le plan prévoit en particulier le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien, chargée notamment de sécuriser les frontières avec Israëlet l’Egypte, démilitariser Gaza et désarmer « les groupes armés non étatiques ».

Le texte donne également mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un « Comité de la paix » pour assurer une « gouvernance de transition » du territoire palestinien, jusqu’à que soit menée à bien une réforme de l’Autorité palestinienne. Un comité qui doit être présidé par Donald Trump.

Il « autorise » aussi une « force de stabilisation internationale », dont la composition des forces n’est pas évoquée.

L’Autorité palestienne demande une mise en oeuvre immédiate du plan

Ce vote constitue « une étape importante », a indiqué mardi un porte-parole du service diplomatique de l’UE. Le vote de cette résolution « consolide le cessez-le-feu, permet un accès humanitaire à grande échelle », et « fournit la base pour passer à la phase suivante », a salué le porte-parole Anouar El Anouni.

Danny Danon, l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations uniesSans surprise, Israël a salué le vote de ce plan façonné par le président américain Donald TrumpImage : Angela Weiss/AFP

Basé à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le ministère palestinien des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, a également salué l’adoption de cette résolution, appelant à sa mise en oeuvre immédiate. 

Il a relevé que le vote à New York affirmait le « droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant », ainsi qu’à l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire vers Gaza.

Israël acquisesce, le Hamas rejette

 « Le plan du président Trump mènera à la paix et à la prospérité car il insiste sur la démilitarisation complète, le désarmement et la déradicalisation de Gaza », s’est réjoui de son côté mardi matin dans un communiqué le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. 

« Israël tend la main à tous ses voisins, porteurs de paix et de prospérité, et les appelle à normaliser leurs relations avec Israël et à se joindre à lui pour expulser le Hamas et ses partisans de la région », ajoute-t-il.

Quant au Hamas, exclu par la résolution de tout rôle dans la future gouvernance de Gaza, il a fustigé un texte qui « ne répond pas aux exigences et aux droits politiques et humains » du peuple palestinien.

La résolution « impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, ce que notre peuple, ses forces et ses composantes rejettent », et vise « à atteindre les objectifs » d’Israël, écrit dans un communiqué le mouvement islamiste palestinien, qui déplore notamment que la mission de force internationale prévoit « le désarmement » des groupes palestiniens à Gaza.