Clément Pédron, Media365, publié le mardi 18 novembre 2025 à 14h15
Éloigné des courts depuis Roland-Garros même s’il a tenté par la suite un retour précoce à Toronto, Arthur Fils a accordé un entretien à 20 minutes. Il est revenu sur sa fracture de fatigue au dos, son diagnostic et son retour imminent sur le circuit.
Dans un monde idéal, Arthur Fils aurait sans doute été de la partie à Bologne pour disputer la phase finale de la Coupe Davis avec l’équipe de France. Oui mais voilà, le Tricolore n’a pas exactement passé la deuxième moitié de la saison sous les meilleurs auspices. La raison ? Une fracture de fatigue au dos qui a condamné son troisième tour à Roland-Garros contre Andrey Rublev. Deux mois plus tard, le 40ème mondial avait tenté un retour à Toronto mais le Francilien n’a fait qu’un tour avant de céder contre Lehecka. Et de mettre un terme à sa saison dans la foulée.
Ce mardi, Arthur Fils a pris le temps d’évoquer sa santé pour 20 minutes. Il a tout d’abord tenu à rassurer son monde. « Franchement, ça va vraiment bien, a t-il expliqué. Évidemment, il faut être patient, ça prend du temps, mais tout va bien. » Alors que certains craignaient une blessure irréversible pour la suite de sa carrière, le Français a tempéré les peurs. « Aucune inquiétude, non, a affirmé le joueur. Quand on est bien entouré… J’ai fait évoluer mon staff médical. On a posé les bases. On a un plan. Il n’y a plus besoin de s’inquiéter. Comme on dit en anglais, « trust the process. » »
Des ajustements pour la suite
Après avoir reconnu qu’avec « un peu plus d’expérience, (il) prendrait la décision de ne pas disputer le tournoi » de Roland-Garros car il se savait blessé avant son entrée en lice, Arthur Fils en a dit un peu plus sur ses maux. « Sans rentrer dans les détails, quand j’avais 15 ans, j’avais déjà eu quelques petits problèmes au dos, une lise isthmique au niveau de la vertèbre L5, a expliqué le Francilien. Si je ne dis pas de bêtises, ça [la fracture] a dû se résorber, mais je sais que c’est une partie de mon corps qui, de temps en temps, peut être un peu fragile. Lorsque je suis arrivé à Roland, je savais que j’avais déjà ma fracture de fatigue. On s’est dit que ça ne pouvait pas s’aggraver. » À tord malheureusement.
Depuis l’arrêt de sa saison, le Français se reconstruit. « Je dois faire énormément de gainage, explique Fils. Toute ma journée est basée sur le gainage. Je dois faire attention à beaucoup de choses, comme la récupération et la nutrition. Je fais beaucoup de soins, aussi. Pour un joueur de tennis, quand on n’est pas sur le terrain, ça peut être un peu relou. Mais ça fait partie du travail maintenant. C’est une blessure qui prend du temps. Il ne faut pas aller trop vite, sinon, on se recasse. On a fait le choix avec l’équipe de prendre beaucoup de temps. J’ai 21 ans. J’ai encore 15 ans de carrière. Ça va, on n’est pas pressé. C’est une nouvelle approche. » Comme il l’a révélé à 20 minutes, le 40ème mondial n’a pas de date précise quant à son retour et il l’assure : « ce n’est pas le plus important. »